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Tome I.
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HISTOIREà l’extrémité d’une branche de Canal, qui n’est alimentée.quepar les dernières eaux de la montagne Noire, on s’est proposé,avec raison, de réduire, autant que possible , ses consomma-tions d’eau pour chaque double passage , condition qui nepeut être remplie qu’en donnant à cette nouvelle écluse laforme d’une écluse double.

Dans toutes les questions de cette nature, il faut s’attacher àconnaître , i°. le plus grand tirant d’eau des bateaux ; 2 0 . lasection horizontale des sas, et la chute totale de l’écluse à cons-truire ; 3 °. les quantités d’eau qui arrivent par jour durant laplus grande sécheresse, au point fixé pour l’emplacement d’uneécluse; 4 0 . le nombre de montées et le nombre de descentes ,soit simples , soit combinées, que comporte à ce point la navi-gation la plus active.

Quand on aura sous la main toutes ces données, on consi-dérera que la quantité d’eau qui arrive dans un temps déter-miné à l’écluse qu’il s’agit de construire, ne peut jamais êtremoindre que les consommations d’eau nécessitées à ce pointpar la navigation, et représentées par une expression algébriqueoù il n’entre d’autre inconnue que le nombre des sas de l’écluse.On égalera donc entre elles ces deux quantités; et de l’équationrésultante , tirant la valeur de l’inconnue , on trouvera deuxlimites, entre lesquelles seront comprises toutes les aggrégationsde sas, compatibles avec l’affluence des sources et la distance cùl’on se trouve du point de partage. On déterminera ensuite laforme de l’écluse, en choisissant parmi ces nombres celui quidivisera la chute totale de la manière la plus favorable auxconstructions.

Le problème que nous venons de résoudre est d’un grandintérêt pour la pratique. Dans tout Canal qui n’est alimentéque par un de ses points extrêmes, le volume des sources va