225
toujours en diminuant, soit par filtration, soit par évaporation ;il faut donc que les dépenses pour les divers services soient,autant que cela se peut, distribuées dans la même progressiondécroissante.
Il nous reste à parler de la dépense qui se fait à chaque éclusepar l’impossibilité d’étancher exactement les portes de tête.Plusieurs expériences directes ont été faites par M. Pin, dansla vue d’évaluer cette dépense; il a trouvé, en prenant unternie moyen entre les divers résultats de ses observations ,qu’elle était de 10 litres par seconde.
Voici maintenant les faits qui nous serviront à distinguer,dans la niasse fluide qui se débite à chaque écluse , le volumenécessaire pour remplacer en aval le déchet des filtrations et del’évaporation.
Tous les ans lorsque le Canal est mis en partie à sec, et qu’onprocède à ses réparations ordinaires, on a soin de mesurer lahauteur des eaux tenues en réserve pour la comparer à celledes mêmes eaux à la fin du chômage, et prendre un termemoyen entre les résultats de ces diverses comparaisons. Unelongue série d’opérations pareilles a fait connaître que le termemo} r en de l’abaissement journalier des eaux tenues en réserveest de 112 déci-millimêtres pour les retenues comprises entrela Garonne et l’écluse d’Argens, et d’une quantité double pourla grande retenue.
Des observations particulières sur l’évaporation de l’eaudouce, ont appris à M. Pin que durant le chômage, l’abaisse-ment partiel dû à l’évaporation, est les deux cinquièmes del’abaissement total des eaux tenues en réserve , et que durantles 020 jours de navigation, la hauteur moyenne du prismed’eau enlevé par l’évaporation sur la superficie du Canal, estde 812 millimètres.