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Tome I.
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H I S TOI RE

supposition s’accorde avec la dépense qu’on attribue ordinaire-ment à ce petit Canal , durant l’extrême sécheresse.

Ces recherches ont été suivies de l’évaluation de la quantitéd’eau qui arrive dans les diverses saisons des différentes années,à l’écluse de l’Evêque, et aux écluses de Trèbcs, de Pecldaurieret d’Argens , eu égard au mouvement de la navigation sur leversant de la Méditerranée . Le tableau n° 5 présente l’évaluationde cette quantité que nous avons obtenue , en retranchant dunombre de litres qui arrive par seconde à chaque écluse de tête,un volume égal au déchet des filtrations et de l’évaporationdans l’étendue de chaque partie du Canal.

Nous avons remarqué alors, que la partie de la ligne navi-gable , depuis l’écluse de l’Evêque jusqu’à celle d’Argens ,n’éprouve jamais de pénurie , quel que soit le mouvement dela navigation, tant que la branche alimentée par les seules eauxde Naurouse peut suffire à ce mouvement.

Il n’en est pas ainsi de la grande retenue ; et sa consom-mation exige , lorsqu’il tombe peu d’eau dans l’année , quela fourniture nécessaire pour les besoins de la branche supé-rieure du versant delà Méditerranée , durant l’extrême séche-resse, soit augmentée de 24 , 3 o , 35 , 41 , 47 , 52 , 58 , 62 ,.68, 73, 78, 83 , g 1, 89, 87, 85 , 83 , 81, 80,78, 76, litrespar seconde, suivant qu’il s’opère 1, 2 , 3 , etc. ou 21 doublespassages en quarante-huit heures, sur tous les points de meversant.

Toutefois, lorsque l’année est médiocrement pluvieuse , oumême dans le cas d’une sécheresse moyenne , il se débite àl’écluse d’Argens un superflu qui s’emploie entièrement à deschasses d’eau, soit au débouché du Canal de Narbonne dans larivière d’Aude , soit au débouché du grand Canal dans la rivièred’Orb. Les tableaux n° 5 et n° 4 mettant à même d’évaluer dans