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Tome I.
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HISTOIRE

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parce que l’année de navigation est de 3 20 jours. Nous avonsajouté à ces remarques , que l’extrême sécheressequi com-mence ordinairement vers le premier messidor et finit auxbrumes d’automne , pouvait durer jusqu’au premier brumaire,et que le reste de l’année pouvait être regardé comme un tempsde sécheresse moyenne. Il s’ensuit que l’année de navigation estcomposée de quatre-vingts jours de sécheresse extrême, et dedeux cent quarante jours de sécheresse moyenne. L’introduc-tion de cette hypothèse, dans le calcul, doit nécessairementconduire à une valeur plus considérable, que celle du volumecherché ; mais ce n’est pas un inconvénient de substituer àla véritable valeur une quantité supérieure, qui en diffère peu.

On voit dans le tableau n° G , à la fin cle ce chapitre , lesrésultats sommaires de nos opérations. Nous avons réuni dansle même tableau le volume qui se débite à Naurouse pour leremplissage du Canal, et qui s’ajoute à la consommation rigou-reuse des 8, 7 ou 6 doubles passages en quarante-huit heures,répétée quarante fois durant l’extrême sécheresse, et cent vingtfois durant la sécheresse moyenne , consommation exclusive-ment applicable au mouvement commercial.

Nous avons calculé le volume nécessaire pour le remplissage,d’après l’h3 r pothèse que le vide à remplir par les eaux de Nau-rouse , est égal aux deux tiers de la capacité de la voie d’eau,depuis l’écluse de Garonne jusqu’à l’écluse de Notre-Dame ,plus les deux tiers de la voie d’eau du Canal de Narbonne ,moins le volume fourni par les prises de Fresquel, Orbiel,Ognon et Cesse, pendant la durée du remplissage,c’est-à-dire,pendant dix jours d’extrême sécheresse. Nous n’avons pas man-qué d’ajouter à la mesure de ce vide une quantité égale audéchet des filtrations et de l’évaporation pendant les dix joursde remplissage. Les profils des voies d’eau du grand Canal et du