Canal de Narbonne devant entrer dans nos calculs , nous leuravons donné la valeur constante de 3 o mètres carrés. Nousavons supposé, en outre, que la longueur du vide à remplirdans le Canal de Narbonne, était de 3900 mètres.
Il y a une troisième dépense dont nous n’avons pas fait men-tion dans le tableau n° 6 , parce qu’elle ne peut être établie quesur l’excédent des eaux nécessaires à la navigation; nous vou-lons parler du volume qui remédie aux fausses manoeuvres, etqui coule au profit des moulins. Il en sera question dans leparagraphe suivant. Nous dirons par anticipation, que le travailmoyen des moulins paraît être de 9 à 10 heures par jour, pen-dant lesquelles deux meules sont continuellement en jeu, etdépensent ensemble 535 litres par seconde.
On ne trouve des moulins qu’aux écluses suivantes, savoir :des Minimes, de Matabiou , de Bayard , de Castanet, de Saint-Rocli et de Trèbes . Chacune de leurs meules donne de i 5 àx 7 myriagrammes de farine par heure.
La nature des considérations que nous avons employées dansnos calculs , nous porte à croire que nous avons obtenu, avecune précision à laquelle on n’était pas encore ari'ivé, le volumed’eau nécessaire à Naurouse pour les besoins annuels du Canal.Nous trouvons dans cette évaluation , la preuve que le bassin deLampy, qui fut construit à l’occasion du Canal de Nax’bonne,rend beaucoup plus d’eau à Naurouse , que dans les années lesplus sèches il 11’en faut tirer du point de partage, pour le sur-croît de dépense causé par cet embranchement de la granderetenue. En effet, le maximum de cette dépense s’obtient, d’aprèsle tableau n° G , en retranchant de la consommation du versantoriental relative au mouvement commercial, le plus rapidependant les années sèches, la consommation du même versant,lorsque la navigation est active pendant les années médiocrement