HISTOIRE
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total. En pareil cas, s’il ne pleut pas assez pendant le chômagepour rétablir les réserves, il arrive, comme en octobre 1784 ,cpie le remplissage du Canal est impossible jusqu’au retour desgrandes pluies, parce que la partie inférieure du bassin deSaint-Ferréol ne peut se vider assez vite par la petite ouverture desrobinets. Hors ces cas extraordinaires, la pénurie des eaux neva guère jusqu’au point d’arrêter la navigation.
Les deux années qui viennent de s’écouler peuvent êtremises au nombre des plus sèclies. On n’a point suspendu lamarche du bateau de poste ; et l’on a évité de réunir les bar-ques en convoi. La réunion des barques parait nuisible dansl’état de disette, puisqu’elle occasionne une plus grande consom-mation d'eau , sur la même étendue et dans le même temps : aulieu qu’en isolant les barques, et les tenant disséminées sur lalongueur du Canal, non-seulement elles profitent complètementde leurs dépenses respectives , mais encore elles se bornent àune consommation proportionnée à l’affluence des sources. Unesimple règle suffit pour établir l’équilibre entre le mouvementcommercial et la fourniture de la tête d’eau ; c’est qu’aucunebarque ne soit admise au passage d’une écluse , qu’autant queles retenues conservent leurs eaux entre le maximum et le mini-mum des repaires déterminés. Cette mesure a été mise en usagependant les années xi et xii : et en conséquence le mouve-ment commercial a été ralenti, toutes les fois que le volumedes eaux s’est trouvé au-dessous de l’exigence momentanée dela navigation ; mais en dernier résultat, le retard dans le mouve-ment de la masse totale du commerce a été peu considérable.Cette année, la pénurie s’est fait sentir depuis le J 4 vendémiairejusqu’en pluviôse : cependant le produit des droits de navigation,durant cette crise, a été de beaucoup supérieur au produitmoyen; et il est défait, que pendant un seul mois, le Canal a été
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