Band 
Tome I.
Seite
258
JPEG-Download
 

s58 HISTOIRE

afin d’assurer la navigation durant les trois cent soixante-cinqjours de l’année.

Nous examinerons d’abord si, par une meilleure adminis-tration des eaux destinées à cet usage , on ne pourrait pointremplir le but proposé; ensuite comment on devrait s’y prendrepour en conduire de nouvelles à Naurouse , et enfin , si, dansles parties inférieures au point départagé, on ne trouverait pasdes réserves d’eau dont on devrait profiter.

Commençons nos recherches par la rivière de Soi-, et obser-vons combien les prises faites sur ses bords consomment d’eau,dont elles privent nécessairement la rigole de la plaine.

Quelques irrigations de peu de conséquence ont lieu enamont du village de Durfort ; mais celles à grande eau qui s’opè-rent au premier moulin aval, et qui se succèdent près à prèsdans l’intervalle qui sépare Pont-Crouzet de ce village, sontd’une bien plus grande importance. La déperdition d’eau causéepar la nature du terrain des prairies , peut être évaluée, vu laprofondeur du sol et son étendue, à plus de 20 litres par seconde,volume que la rivière du Sor porterait de plus à Pont-Crouzet,si les irrigations étaient suspendues. Mais la prise la plus consi-dérable est celle qui a lieu près de Pont-Crouzet même ; elleprive la rigole de la plaine d’environ i3o litres par seconde ,parce que les eaux qu’elle débite ne peuvent rentrer dans le Sor,qui alimente cette rigole, que sous la chaussée de dérivation :il serait nécessaire de fermer entièrement cette prise.

Le moulin de Lauzy, placé sur la rigole de la plaine, en élèvetellement la supex-ficie , qu’elle domine la campagne , ce quidonne lieu à des filtrations et à une prise d’eau. Or en baissantde 65 centimètres le couronnement du déversoir près du mou-lin , et réduisant ainsi la charge d’eau à 325 centimètres dehauteur, au lieu de 5go qu’elles en ont, les filtrations seraient