moins abondantes , et la prise d’eau pourrait être suppriméeavec plus de facilité.
Il existe encore, au-dessous de ce moulin, une prise d’eaupour la ville de Revel, qui fournit 47 litres par seconde, ce quiest exorbitant ; car les besoins réels pour une ville étant de 22centilitres par seconde , pour mille babitans, si celle de Revelen contient 2400 , comme cela paraît être , il lui suffirait de53 centilitres par seconde. Mais comme dans le trajet, depuisla prise jusqu’à la ville, il peut s’en perdre plus du tiers , onestime que ce serait à 75 centilitres par seconde, que la prised’eau devrait être fixée dans les temps de stérilité ; et on gagne-rait, au profit de la navigation, plus de 46 litres.
Les eaux de la rigole de la montagne sont parfaitement con-servées jusqu’au-dessous des Campmazes. A cet endroit, unegrande partie des eaux est emplojAe à l'irrigation des prairiesdu vallon de l’Aiguille; plus bas, il existe encore une prise d’eaupratiquée sur la rive gauclie.
Les trois moulins consécutifs qui se trouvent sous le châteaude Vaudreuil, occasionnent encore des déperditions bien plusconsidérables; leurs biefs ont des déversoirs superficiels, et sontpercés de divers épanchoirs de fond qui distribuent les eauxdans des prairies immenses, où la majeure partie est perdueentièrement; ce qui en reste, arrive sous un très-petit volume ,au confluent du ruisseau de Laudot avec les eaux de la rigolede la plaine.
Le ruisseau de Montcapel qui coule dans le voisinage du Sor ,est situé de manière à pouvoir donner une prise d’eau sansbeaucoup de dépenses. D’après des notes sur l’ouverture descoursiers, et sur la hauteur de la chute qui détermine la vitessedes eaux du moulin de Laffon établi sur ce ruisseau, au-dessusde Sorèze, et considération faite des chômages de la mouture,