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bien avantageux de parvenir aux mêmes résultats sans nuireaux intérêts des particuliers. Examinons donc si Ton ne pour-rait point tirer de nouvelles eaux de la montagne Noire.
Nous avons dit (cliap. 11, §. 1) que la montagne Noire a deuxprincipaux versans, celui du nord qui porte ses eaux dans laTore, affluent de l’Agoût; et celui du Midi qui les conduit auFresquel. Ce dernier versant fournit la plus grande partie de seseaux à la rigole de la plaine ; mais la totalité, après l’épuise-inent du réservoir de Lampy, se réduit à très-peu de chose;la même rigole ne peut prendre les eaux dans le reste de ce ver-sant, et dans sa partie orientale, parce qu’elles coulent dansdes points trop bas vers la rivière de Fresquel, et de-là dans leCanal, à 66 kilomètres du point de partage.
Pour mettre à profit les eaux du versant vers le nord, ilfaudrait les déi'iver de la rivière de Tore, par un Canal de 27 à5 1 kilomètres qui les portât dans la rigole de la plaine ; maiscet ouvrage, quoique physiquement possible, serait trop dis-pendieux par les constructions et les indemnités qu’il nécessi-terait.
L’abondance de la rivière de Sor, en hiver, pourrait ali-menter un réservoir d’une assez grande étendue , et fourniraux usines de Dur fort.
Le lieu propre à former ce réservoir se trouve dans le vallondu Sor, près du moulin de Garbette. Le mur de barrage seraitconstruit un peu en aval du moulin , entre deux rochers, dontla distance au fond du vallon est d’environ 3 g mètres. Le terraina 14, millimètres de pente par mètre, et le talus des joues estde 2 -j de base sur un de hauteur. Un mur de 23 mètres de hau-teur donnerait à-peu-près 1 6 q ,3 mètres d’étendue à l’inondation.La largeur du vallon, dans le fond, se trouvant être de g 7 mètres,il s’ensuit que celle du réservoir,»à sa superficie, serait de