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Tome I.
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262 HISTOIRE

212 mètres, et la largeur réduite de i 54 mètres et demi. Lahauteur moyenne des eaux étant de 11 mètres et demi , laprovision serait d’environ 2,919,200 mètres cubes. En distri-buant régulièrement cette masse d’eau , de manière à n’en viderconstamment que 44,4 litres par seconde, la durée du débitserait de 76 jours 2 heures; et il est presque sans exemple quela sécheresse ait lieu pendant aussi long-temps.

Le vallon d’Alzau, au-dessus de la prise de ce nom , présentel’emplacement d’un autre réservoir qui , sous la moitié moinsde charge d’eau derrière la digue de barrage, que celui de Saint-Ferréol, aurait presque la même capacité. L’emplacement doce réservoir fut déterminé en 1737 par M. d’Asté , ingénieurmilitaire. Je le visitai en 1800 , le plan original et les profils deM. d’Asté à la main; et M. Clausade, ingénieur en chef, qui,dès les premiers momens de son administration , a porté unœil attentif sur les grands perfectionnemens du Canal, a pro-posé la construction de ce réservoir , qui paraît avoir étéapprouvée.

Le réservoir de Cals, c’est ainsi qu’on se propose de le nom-mer , sera situé dans une des parties les plus élevées de la mon-tagne Noire, au milieu des bois de Ramondens, et dans unvallon où coule le ruisseau d’Alzau, quia un cours abondantet continuel; il recevra conséquemment la quantité d’eau quecomportera sa capacité. Le noyau de cette partie de la mon-tagne est de granit recouvert de terre argileuse , ce qui assurel’imperméabilité du terrain. Dans l’endroit le plus resserré duvallon , non loin de la papeterie d’Alzau, un banc de granit semontre à fleur de terre, et poux-ra servir à établir, d’une manièresolide , un barrage peu dispendieux.

En profitant, autant que possible , du profil en long et de lacoupe en travers du réservoir de Cals, qui se trouvait sur le