HISTOIRE
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Peut-être retrouverait-on cliez les anciens Egyptiens , et chezles Egyptiens modernes , les dispositions les mieux entenduespour l’irrigation des campagnes. On voit effectivement encore,dans ce pays, quelques restes des digues qui traversaient lebassin de l’Egypte perpendiculairement à la longueur de lavallée ; elles s’appuyaient, d’une part au fleuve , et de l’autre,aux collines stériles qui la bordent. Ces digues sont percéesd’épanchoirs , que l’on ouvre pour l’écoulement des eaux d’uncarré supérieur au carré inférieur, lorsque les terres, largementet profondément crevassées par la chaleur, sont suffisammentabreuvées. On n’a besoin de donner aux terres aucune dispo-sition particulière, la pente générale de la vallée suffisant pourl’écoulement des eaux. La plupart de ces digues existent dansleur intégrité avec leurs épanchoirs , et sont entretenues avecle plus grand soin : la partie de la Haute-Egypte , au-dessus deThèbes , est celle où le système de ces digues parait le mieuxconservé.
Les Egyptiens modernes emploient le long du fleuve, pourles irrigations partielles et de peu d’étendue, une disposition deterrain en forme de labyrinthe, par de petites levées en terre ,conduites sur un tracé et une élévation qui permettent aux eauxde circuler avec rapidité sur tous les points de la surface, de lesy tenir à une certaine hauteur pendant le temps nécessaire àl’abreuvement, et de faire écouler l’excédent avec facilité. Nousignorons si ce procédé remonte à des époques bien reculées.
On croit qu’Archimède avait inventé , pour les arrosagespartiels des terres d’Égypte , la vis qui porte son nom. Cettemachine n’est plus connue dans ce pays ; et on ne l’emploie enEurope qu’aux épuisemens. Les roues à jantes creuses, lorsquele Canal alimentaire n’est point très-bas , et les roues persannesavec leurs chapelets, qu’on allonge à mesure que le Nil baisse ,