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Tome second.
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1356
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,556 ASTRONOMIE, Liv. XXII.

culs Astronomiqu es. Cette théorie des perturbations céles-tes , qui fait aujourd'hui une partie essentielle de l'Astrono-mie, n'a été donnée jusqu ici dans aucun Livre élémentaire,je vais essayer d’en déveloper les principes dune maniéréintelligible, ôc qui puisse servir d’introduction à tous lesouvrages qu on a écrit là-dessus ; j’aurai foin de ne rien sup-poser que je n’aye démontré.

2.7 5 8* Si deux planètes , dont l’une tourne autour del’autre, font attirées également, ôc suivant des directionsparallèles, par une troisième , cette nouvelle attraction nechangera rien à leur système , à leur mouvement, à leursituation relative ; ce Tera la même chose que si l’espacemême , ou le plan dans lequel se fait le mouvement avoitchangé de position ; mais ce qui avoit lieu dans l’espace oudans le plan que l’on transporte , continue d’avoir lieucomme auparavant, ôc la planète vue du centre de sonmouvement paroi t toujours décrire une ellipse. *

On ne doit 27^9* Ainsi deux attractions égales ôc parallèles ne^"différence des âangent jamais rien dans un système de corps ; ce n’estattractions, que la différence des attractions qui produit une inégalitéou une différence de mouvement ; la lune n’est troubléedans son mouvement autour de la terre, que parce quelleest attirée par le soleil, un peu plus ou un peu moins quela terre ; la mer n’est agitée deux fois le jour par la lune ,que parce que la lune attire les eaux plus qu’elle n’attire laterre , quand elle domine fur les eaux, ôc qu’ensuite elleattire ces mêmes eaux moins que la terre 12 heures après.

2760. Quand on veut calculer les troubles qu’une at-traction étrangère apporte au mouvement d’une planète,dans son orbite autour du soleil, il faut sqavoir combiencette nouvelle attraction agit sur le soleil, combien elleagit sur la planète troublée ; c’est la différence des deux ac-tions qui est la force perturbatrice ; c’est cette différencedont on calcule le s effets ; car si le soleil ôc la planète quitourne autour de lui étoient attirés également, ôc suivant desdirections parallèles, la planète ne cesseroit pas de décrireautour du soleil la même ellipse qu auparavant ; ses lon-gitudes héliocent.riques & ses rayons vecteurs fer oient l^s