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COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE
(Lib. xxxvi, cap. 9, 10 et 11 ). Voyez aussi l’ouvrage de Bandini : Dell’Obelisco di Cesare Augusto , etc., Rome , 1730, in-folio.
Ulug-Beg , prince tartare, petit-fils de Tamerlan , vers 1430, se servit àSamarkand d’un gnomon aussi élevé que la voûte du temple de Sainte- Sophie , à Constantinople , ou de cent quatre-vingts pieds romains. PaulToscanelli, en 1467, pratiqua, dans la fameuse coupole que Brunelleseo afaite à la cathédrale de Florence , un gnomon de deux cent soixante-dix-sept pieds et demi de hauteur; c’est le plus grand qui existe. Le P. Ximénèsl’a rétabli, et en a donné une ample description : Del vecchio e nuovoGnomone Fiorentino , etc., in-4°.
En 1375 il y avait, dans l’église de Sainte-Pétronne, à Bologne , uneligne tracée près d’un méridien par Ignazio Dante; elle déclinait de9 degrés. D. Cassini, en 1653, saisit l’occasion heureuse qui se présentade changer l’ouvrage de Dante et de construire un gnomon parfait; ontravaillait alors à restaurer et augmenter le temple de Sainte-Pétronne.Cassini, avec la permission du sénat de Bologne , traça, à l’endroit del’église qui lui parut le plus convenable, une véritable et magnifique méri-dienne. Perpendiculairement au-dessus de cette ligne, et à’la hauteur demille pouces,.ou cent vingt-cinq palmes bolonaises, qui font environ quatre-vingt-trois pieds et demi de Paris , il plaça horizontalement une plaque debronze, solidement scellée dans la voûte et percée d’un trou circulaire quia précisément un pouce de diamètre; c’est par cette ouverture qu’entre lerayon solaire qui forme tous les jours, à midi, sur la méridienne, l’imageelliptique du soleil. Cet important travail fut achevé en 1656, assez tôtpour faire l’observation de l’équinoxe du printemps, à laquelle Cassiniinvita les astronomes.
Lorsque après trente ans de séjour en France , ce savant mathématicienretourna dans sa patrie, il ne manqua pas d’aller visiter son gnomon. Ureconnut que le cercle de bronze qui lui sert de sommet était un peu sortide la ligne verticale où il devait être, et que le pavé sur lequel était placéela méridienne s’était un peu affaissé. Cassini rétablit les choses dans leurpremier état; et Guglielmini fut chargé, pour l’instruction de la postérité,de décrire les opérations (V. le livre intitulé : la Meridiana di S. Petronio,revisita, etc.
La méridienne de la grande salle de l’Observatoire de Paris fut d’abordexécutée par Picard, en 1669; Cassini le fils, qui ne fut pas moins célèbreque son père, la refit en 1750. Elle fut ornée de marbres, sur lesquels on