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COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE
magnifiques s’étaient écroulées, en ne laissant après elles que le souvenirde leur grandeur passée.
Ainsi donc après plusieurs siècles d’oubli les machines compliquées deCtésibius , reparurent en Asie , dans Rome chrétienne et même dans lesmurs de Lutèce, régénérée et sanctifiée par la religion du Christ. C’était deDamas, de Bagdad, d’Alexandrie , de Constantinople , et de plusieurs autresvilles de l’Orient que les peuples du nord et de l’occident faisaient venirles objets d’art et de luxe dont il faisaient usage.
Les Gaules après avoir été ravagées par des invasions, réparaient leursruines sous le règne moins agité de Chilpéric .
A cette époque, quelques savants tels que Proclus , Boëce , Cassiodore , etc.,firent de louables efforts pour ranimer le foyer des sciences et des arts, età l’aide de leurs écrits, dont quelques-uns sont venus jusqu’à nous, ils firentconnaître aux peuples de l’Europe les chefs-d’œuvre de l’antiquité.
Boëce exécuta une clepsydre qui rappelait celles qui ont été décrites dansle neuvième livre de VArchitecture de Vitruve.
Cassiodore inventa une horloge à eau compliquée de plusieurs rouagesservant à l’indication des heures, des jours et des mois : on sait que cesavant, qui fut secrétaire de Théodoric , se retira sur ses vieux jours, dans uncouvent de la Calabre où il s’amusait à construire des cadrans solaires, desclepsydres de plusieurs sortes, et des lampes perpétuelles.
L’histoire ne nous dit pas de quelle nature étaient ces lampes, mais il estprobable qu’il entrait dans leur construction des roues et des ressorts misen mouvement par une force hydraulique.
Sous Pépin le Bref les sciences firent de notables progrès : dans le silencedes cloîtres les moines se livraient à de sérieuses études ; les académiesd’Autun , de Toulouse , de Poitiers , de Bordeaux et de Paris , s’encombraientd’étudiants de toutes qualités. Le roi lui-même protégeait les arts, et sabibliothèque était déjà nombreuse, comme on le voit par l’inventaire qui futfait de son mobilier après sa mort. Paul P r occupait alors le trône pontificalet il savait récompenser dignement, les artistes d’élite et les savants ; ilenvoya au roi de France une horloge aussi parfaite que celles de Boëce etde Cassiodore .
Au vm e siècle la clepsydre avait reçu, dans l’empire chinois de notablesperfectionnements. V. Hang, astronome, avait construit une horloge dontles rouages étaient mus par l’eau. Elle représentait le mouvement propre etle mouvement commun du soleil, de la lune et des cinq planètes; les con-