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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE

magnifiques sétaient écroulées, en ne laissant après elles que le souvenirde leur grandeur passée.

Ainsi donc après plusieurs siècles doubli les machines compliquées deCtésibius , reparurent en Asie , dans Rome chrétienne et même dans lesmurs de Lutèce, régénérée et sanctifiée par la religion du Christ. Cétait deDamas, de Bagdad, dAlexandrie , de Constantinople , et de plusieurs autresvilles de lOrient que les peuples du nord et de loccident faisaient venirles objets dart et de luxe dont il faisaient usage.

Les Gaules après avoir été ravagées par des invasions, réparaient leursruines sous le règne moins agité de Chilpéric .

A cette époque, quelques savants tels que Proclus , Boëce , Cassiodore , etc.,firent de louables efforts pour ranimer le foyer des sciences et des arts, età laide de leurs écrits, dont quelques-uns sont venus jusquà nous, ils firentconnaître aux peuples de lEurope les chefs-dœuvre de lantiquité.

Boëce exécuta une clepsydre qui rappelait celles qui ont été décrites dansle neuvième livre de VArchitecture de Vitruve.

Cassiodore inventa une horloge à eau compliquée de plusieurs rouagesservant à lindication des heures, des jours et des mois : on sait que cesavant, qui fut secrétaire de Théodoric , se retira sur ses vieux jours, dans uncouvent de la Calabre il samusait à construire des cadrans solaires, desclepsydres de plusieurs sortes, et des lampes perpétuelles.

Lhistoire ne nous dit pas de quelle nature étaient ces lampes, mais il estprobable quil entrait dans leur construction des roues et des ressorts misen mouvement par une force hydraulique.

Sous Pépin le Bref les sciences firent de notables progrès : dans le silencedes cloîtres les moines se livraient à de sérieuses études ; les académiesdAutun , de Toulouse , de Poitiers , de Bordeaux et de Paris , sencombraientdétudiants de toutes qualités. Le roi lui-même protégeait les arts, et sabibliothèque était déjà nombreuse, comme on le voit par linventaire qui futfait de son mobilier après sa mort. Paul P r occupait alors le trône pontificalet il savait récompenser dignement, les artistes délite et les savants ; ilenvoya au roi de France une horloge aussi parfaite que celles de Boëce etde Cassiodore .

Au vm e siècle la clepsydre avait reçu, dans lempire chinois de notablesperfectionnements. V. Hang, astronome, avait construit une horloge dontles rouages étaient mus par leau. Elle représentait le mouvement propre etle mouvement commun du soleil, de la lune et des cinq planètes; les con-