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jonctions, les oppositions, les éclipses solaires et lunaires, les occultationsdes étoiles, etc. Deux styles ou aiguilles marquaient jour et nuit le ke (lacentième partie du jour). A chaque fois que l’une des aiguilles était sur cettedivision, on voyait paraître une petite statue de bois, qui donnait un coupde marteau sur un timbre, puis soudain elle disparaissait ; quand la secondeaiguille était sur 1 heure, une autre statue venait remplir l’office de la pre-mière. (V. Histoire de l astronomie moderne, tome 1".)
On sait qu au commencement du ix e siècle, Aroun al Radschid envoya àCharlemagne des présents d’un grand prix parmi lesquels était une clepsydrea rouages qui passa pour une merveille : elle était en airain damasquiné
or, e le marquait les heures sur un cadran ; et, au moment où chacuned elles venait à s’accomplir, un nombre égal de petites boules de fer tom-bant sur un timbre le faisaient tinter autant de fois qu’il y avait d’heuresmarquées par l’aiguille. Alors douze fenêtres s’ouvraient et l’on en voyaitsortir un nombre égal de cavaliers, armés de pied en cap, qui, après diversesévolutions rentraient dans l’intérieur de la machine et les fenêtres se re-fermaient.
Peu de temps après l’apparition en France de l’horloge du kalife desAbbassides, Passfficus, archevêque de Vérone en acheva une bien supérieureà celles de ses devanciers : elle marquait, outre les heures, le quantième dumois, les jours de la semaine, les phases de la lune, etc., mais ce n’étaitencore qu une clepsydre perfectionnée et bien exécutée ; il lui manquait lepoids moteur et l’échappement. Ces deux inventions furent faites vers la findu x siècle ; et de là, seulement, date le véritable art de l’horlogerie.