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COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE
des palais princiers, de magnifiques tableaux transparents représentant lesscènes les plus émouvantes de l’épopée biblique, la vie du Christ, de la Viergeet des saints; les portraits des rois, des reines, des grands guerriers, etc.Ce fut aussi à cette époque que la sculpture, la statuaire, la ciselure, l’artcéramique, la peinture murale et sur panneau, la toreutique, l’orfèvrerie, etc.,se dégageaient des langes du berceau, pour revêtir la robe virile.
Le règne de Philippe-Auguste marque donc une nouvelle renaissance.Sous ce règne et les suivants l’horlogerie ne reste pas stationnaire. Leshorloges recevaient de notables perfectionnements sur divers points del’Europe occidentale.
Ces machines avaient alors leur petite maison particulière où elles étaientassises confortablement et à l’abri de l’humidité et de la poussière. Wilartde Hénécot donne, dans son curieux album, le dessin d’une tour d’hor-loge. Il l’intitule ainsi : Ki vell faire la maizon d'une îerloge, vesent-ci uneque je vis une fois. (Voy. le Glossaire et Répertoire de M. Alexandre deLa Borde, p. 414.)
En 1324, Wallingfort, bénédictin anglais , construisit, pour le couvent deSaint-Alban dont il était abbé, une horloge mécanique du plus haut prix.Elle était à sonnerie; elle marquait, outre les heures, le quantième du mois,les jours de la semaine, le cours des planètes, les heures des marées, etc.Quelques années plus tard, en 1344, Jacques de Dondis, citoyen de Padoue ,composa une horloge qui, exécutée par un excellent ouvrier nommé Antoine,et placée au sommet de la tour du Palais de la ville fut longtemps l’objetde l’admiration des savants. Pour donner une idée de cette merveilleusemachine, il suffira de reproduire ici ce que Philippe de Maisières, qui vivaità l’époque de Jacques de Dondis, en a dit dans un des premiers écrits où ilsoit question de l’horlogerie ancienne; cet ouvrage intitulé le Songe du vieilPèlerin, est encore inédit, et par conséquent peu connu; nous lui emprun-tons textuellement cet écrit, quoi qu’il ait déjà trouvé sa place dans le MoyenAge et la Renaissance, et même dans notre histoire de l’horlogerie ancienneet moderne.
« Il est à savoir que, en Italie , il y a aujourd’hui ung homme en théologie,en philosophie, en médecine et en astronomie, en son degré singulier etsolempnel, par commune renommée, excellent ès dessus trois sciences dela cité de Pade. Son surnom est perdu : et est appelé maistre Jehan desOrloges, lequel demeure à présent avec le comte de Vertus, duquel pourscience trebbe (triple) il a chacun an, des gaiges et de bienfaits deux mille