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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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DD PRINCE SOLTYKOFF. .

Pilon exécuta deux figures en terre cuite, dont l’une la Force, s appuyan(sur un faisceau, et de l’autre tenant les tables de la loi, fut placée au côtégauche du cadran; et l’autre, la Justice , tenant dans la main gauche labalance, et dans la main droite un glaive, prit place sur le côté opposé dece même cadran.

Henri III augmenta encore ces riches décorations; et Germain Pilon , quien dirigeait les travaux, acheva le monument en Tanné 1585. Voici la des-cription qu’en donne l’historien Rabel (folio 118).

« L’an 1585, sur la fin du mois de novembre, fut achevé l’ouvrage duquadran du palais, lequel, avec sa décoration est estimé le plus haut detoute la France. Le conducteur d’icette ouvrage fut Germain Pilon , maîtrestatuaire, et l’un des premiers en son art, lequel a rendu des ouvrages siparfaicts en notre ville de Paris et autres lieux de France , que la mémoireen sera perpétuelle.

« Du haut d’y celuy quadran y a premièrement le pourtraict d’une co-lombe signifiant le Saint-Esprit, sous laquelle est une couronne de laurierqui est dessus, et deux autres couronnes qui sont sur les écus de France etde Pologne ; le tout enclos d’un collier de Tordre du Saint-Esprit, créé etinstitué par le roi Henri, à présent régnant, et dessus est écrit :

Qui dédit ante duas triplicem dabit ille coronam.

« En l’un des côtés du quadran est représenté Piété, tenant un livreouvert auquel est écrit :

Sacra Dei celebrare pius regale time jus.

« Et de l’autre côté, Justice , tenant une balance. (Corrozet appelle cesdeux figures Force et Justice.) Au bas du dit quadran est écrit :

Machina quæ bis sex tam juste dividit Horas,

Justitiam servare monet legesque tueri.

« Ces inscriptions sont de Jean Passerat professeur en éloquence. »

Cette description n’est pas tout à fait complète. Rabel ne dit pas, parexemple, que le fond du tableau représentait le manteau royal parsemé defleurs de lys d’or.

Cent ans plus tard, Louis XIV fit de nouveau restaurer le cadran de cettehorloge ; mais ni ce prince, ni ses prédécesseurs ne pensèrent à rappeler