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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE

avait composé ce globe, en 1557, pour son usage personnel, l’estima lui-même comme le plus considérable et le meilleur morceau de son travail.Vis-à-vis de ce globe se trouve un tableau rond, haut de dix pieds, qui estdivisé en trois parties. La première et la plus grande, ayant neuf pieds dediamètre, contient un calendrier perpétuel, marquant les mois, les semaineset les jours. Apollon et Diane, debout sur des piédestaux, sont placés dechaque côté du calendrier. Apollon, qui désigne le Soleil, marque chaquejour de l’année avec une flèche qu’il tient en main ; Diane, qui représente laLune , marque le jour où se termine la moitié de l’année. Cette premièrepartie du tableau rond tourne de gauche à droite, fait son mouvement derotation une fois par an et marque chaque jour de l’année par les noms dessaints comme ils sont écrits dans le calendrier. On y remarque entre autrescelui de Lutherus, placé au 13 février. La seconde partie du tableau, dontle diamètre est de huit pieds, a son mouvement de droite à gauche, et ne faitqu’un tour en cent ans, c’est-à-dire qn’elle était divisée en cent partieségales, dont chacune devait marquer l’année courante, depuis 1573jusqu’à 1673. Elle indiquait aussi l’année de la création du monde (de5535 à 5635), les équinoxes, les heures et les minutes, les dates de laQuinquagésime, de Pâques et de l’Avent , les concurrents, la lettre domi-nicale, les bissextes, etc. Toute cette partie avait été calculée suivant lecalendrier Julien. La troisième partie du rond, qui est la plus petite, estplacée au centre et n’a aucun mouvement. Elle représente la carte d’Al-lemagne, et principalement le cours du Rhin et le plan de Strasbourg ;on y lit aussi les noms de ceux qui ont construit l’horloge. Aux quatre coinsde ce tableau sont les quatre saisons figurées par les quatre âges del’homme. Chaque côté du second étage a pour ornement un lion, dont l’untient les armes de la ville, et l’autre celles des directeurs de la fabrique. Surla gauche de cet étage, est posée la tourelle qui renferme les poids et lesprincipaux rouages de l’horloge.

Au-dessus de l’astrolabe et au-dessous de l’entablement du troisièmeétage, est un cadran qui marque le cours et le quantième de la lune. Sesphases y sont indiquées au moyen d’un nuage : d’un côté cet astre s’élèveet montre successivement son croissant, son premier quartier et son plein;puis, rentrant sous l’autre côté du nuage, fait voir également sa décrois-sance successive.

Au troisième étage est une roue, sur laquelle sont attachés quatre Jacque-marts représentant les quatre âges de l’homme, et qui, en tournant, frappent