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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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DU PRINCE SOLTYKOFF.

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les quarts d’heure sur des cymbales. Plus haut est un nouvel entablementoù se trouve la cloche des heures, près de laquelle sont Jésus-Christ et laMort : celle-ci, s’approchant à chaque quart d’heure, est repoussée par leSauveur; mais, l’heure étant venue, la Mort s’avance pour la sonner; etcette fois-ci Jésus-Christ lui permet de remplir sa mission, afin de montreraux hommes que la mort, tôt ou tard, arrive à son but.

Au-dessus du troisième étage est le dôme de l’horloge, dans lequel estun carillon qui joue quelques airs de cantiques anciens. Ce carillon est del’invention de David Wolckstein.

La tourelle qui est sur la gauche, et qui renferme les poids et contre-poids de l’horloge, est ornée des peintures de Tobie Sturmer. Au-dessusde cette tourelle est un coq automate, qui était celui de l’ancienne horlogede l’année 1353 et qui fut conservé dans la nouvelle. Ce coq, après le carillon,déploie avec bruit ses ailes, allonge le cou, et par deux fois fait entendreson chant naturel. Au-dessus de cet automate est peinte la figure d’Uranie,qui préside aux mathématiques. Plus bas est représenté le colosse, ou lastatue dont il est parlé dans le septième chapitre de Daniel, et qui désigneles quatre monarchies. Dans la partie la plus inférieure est le portrait deNicolas Copernic ; Tobie le fit sur la copie d’après l’original que le docteurTidemann Gvsse envoya de Dantzig à Dasypodius .

Sur la gauche de la tourelle, vis-à-vis le chœur de l’église, sont les troisParques : Lachésis tenant la quenouille, Clotho filant, et Atropos coupant lefil de la vie. Sur la droite, du côté du portail, est l’escalier de pierre, faiten limaçon, par lequel on monte à l’horloge.

Le mathématicien Dasypodius survécut encore vingt-sept ans à la con-struction de l’horloge dont il avait conçu le plan et dirigé les travaux.Chanoine de Saint-Thomas depuis 1562, il en fut nommé custos en 1577,par l’évêque Jean de Manderscheid . Il était doyen de cette église lorsqu’ilmourut le 26 avril 1601. Isaac Habrecht , son principal coopérateur, mourutà Strasbourg le 11 novembre 1620, à l’âge de 76 ans. Son portrait fut gravéen 1602. Au-dessus de cette estampe on lisait un distique latin à la louangede cet habile horloger.

Ses descendants eurent la direction de l’horloge de Strasbourg jusqu’enl’année 1732, époque où le dernier des Habrecht mourut. (Voy. MelchiorAdam -, J- Schiller, l'abbé Grandidiùr, etc.)

Plusieurs historiens, et entre autres Angelo Rocca , dans son Gommenlariumde Campants, disent que l’on attribuait la construction de l’horloge de Stras-