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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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DU PRINCE SOLTYKOFF.

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« Le milieu de cette galerie est occupé par un petit cadran destiné àl’indication du temps moyen, c’est-à-dire du temps qui est composé d’heures,toutes d’une égale durée, tenant le milieu entre les heures vraies ou solairesles plus longues et les heures vraies les plus courtes.

« Le moteur central de l’horloge communique directement aux aiguillesdu temps moyen le mouvement qui les anime; tandis que les deux autrestemps dont nous avons déjà parlé, savoir : le temps sidéral et le tempsapparent, ne fonctionnent que par l’intermédiaire de mécanismes particulierspropres à modifier la vitesse du mouvement qui leur est transmis par lemoteur central, moteur qui ne se remonte qu’une fois tous les 8 jours etqui est seul et unique pour toute l’horloge.

« IX. Sur la galerie aux lions se trouvent encore deux génies assis auxcôtés du cadran du temps moyen.

« Le génie placé à la gauche du spectateur tient d’une main un sceptre etporte dans 1 autre un timbre, sur lequel il frappe le premier coup dechaque quart d’heure, le second étant répété, ainsi que nous le verronsde suite, par l’un des quatre âges que nous trouverons plus haut. Ondirait, à voir l’air soucieux de ce génie, qu’il est. pénétré de la gravitéde ses fonctions* étant chargé de donner aux quatre âges le signal, chaquefois qu’ils doivent paraître.

« Le génie, assis de l’autre côté, tient des deux mains une clepsydreremplie de sable rouge, qu’il retourne chaque heure tantôt d’un demi-tour àdroite, tantôt d’un demi-tour à gauche. Il produit ce mouvement d’unemanière aussi gracieuse que naturelle, chaque fois au dernier coup desquatre quarts, un instant avant que la Mort ne sonne les heures.

« X. L’étage au-dessus de la galerie aux lions est en majeure partieoccupé par un planétaire construit d’après le système de Copernic .

« Les révolutions des planètes visibles à l’œil nu sont reproduites surun grand cadran dont le fond azur imite la couleur du ciel, prise à unetrès-grande hauteur. Un disque doré, représentant le soleil, occupe lapartie centrale du planétaire; ce disque n’est soutenu par aucun support;de son centre partent douze rayons qui aboutissent aux signes du zodiaque,peints sur la circonférence du cadran. Sept petites sphères dorées, ayantdifférentes nuances imitant celles des planètes, et ayant des diamètres eurapport avec les dimensions apparentes de ces corps célestes, se meuventdansl’ordre de leurs positions autour du soleil, qui reste immobile à sa place.