DU PRINCE SOLTYKOFF.
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« XIV. Durant la marche des apôtres, le coq, perché au sommet de latourelle aux poids, entonne son chant de victoire; mais, avant de se faireentendre, il bat des ailes, sa tête, sa queue s’agitent, et son cou se gonflepour laisser échapper les sons.
« Le coq a été exécuté d’après nature, il est aussi grand que celui qui afiguré aux deux anciennes horloges; tous les jours, à midi, il chante troisfois en mémoire du chant qui retentit aux oreilles de Pierre dans le pré-toire, après que cet apôtre eut renié son maître.
« XV. Le dôme, qui couronne le cabinet de l’horloge, est remarquableautant par l’élégance de sa forme que par la richesse de ses ornements. Lecentre en est occupé par la statue du prophète Isaïe , due au ciseau de notrecélèbre sculpteur M. Grass.
« Autour d’Isaïe l’on voit groupés les évangélistes saint Matthieu,saint Marc, saint Luc et saint Jean, accompagnés des différents animauxqu’on leur donne pour attributs. Un peu plus haut se trouvent quatre séra-phins, qui, sur différents instruments, célèbrent la gloire de Dieu . Enfinle dôme est surmonté du héraut de l’association des tailleurs de pierres dela cathédrale, avec les armoiries de l’OEuvre Notre-Dame.
« XVI. La tourelle aux poids, dont la coupole est surmontée du coq,offre à nos regards plusieurs peintures provenant de l’ancienne horloge.La première, en descendant, représente Uranie , celle des neuf muses quipréside à l’astronomie ; on la voit sous les traits d’une jeune fille vêtue d'unerobe couleur d’azur et couronnée d’étoiles, tenant d’une main un globeet de l’autre un compas.
« La seconde est le colosse allégorique des quatre monarchies, mentionnédans le chapitre vu du prophète Daniel ; il est représenté sous la figured’un guerrier à tête couronnée et portant d’une main un sceptre. Enfin latroisième nous fait voir le portrait de Nicolas Copernic , auquel plusieursauteurs ont attribué la construction de l’horloge du xvi e siècle, quoique cecélèbre astronome n’ait jamais été à Strasbourg , et que cette œuvre ait étécommencée trente ans seulement après sa mort.
« Sur la face de la tourelle, vers Je chœur, sont peintes les trois Parques :Clothon tenant la quenouille, Lachésis tournant le fuseau, et l’impitovableAtropos, qui tranche le fil avec les ciseaux.