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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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DU PRINCE SOLTYKOFF.

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plus grands rayons du cône jusqu’à sa base, l’équilibre s’établit, et la puis-sance du moteur sur le rouage, et, en dernier lieu sur le balancier de lamontre, reste uniforme.

L’inventeur de la fusée rendit donc un important service à l’horlogerie,puisque, par cette pièce, on peut égaliser la marche des petites horloges.Plus tard, un habile horloger genevois, nommé Gruet, inventa les chaînes enacier qui remplacèrent avantageusement les cordes de boyau dont on seservait exclusivement dans l’origine, et qui avaient le grave inconvénient dese resserrer par la sécheresse et de se détendre par l’humidité.

L’usage des montres se propagea rapidement en Europe . Sous le règnedes Yalois, il s’en fabriquait d’extrêmement petites. Les formes que lesartistes adoptaient de préférence étaient celles de la coquille, de la croixpectorale, de la croix de Malte . On en faisait aussi de carrées, d’ovales,d’oblongues, d’octogones, de rondes, etc., etc. Les boîtes de la plupart deces montres étaient en cristal de roche taillé à facettes, ou en argent doré,gravé, ciselé, émaillé. Les cadrans et même les aiguilles ne laissaient rien àdésirer pour le fini de l’exécution et l’élégance de la forme.

Les petites horloges d’appartements étaient déjà très-compliquées sousLouis XII . Quelques-unes sonnaient les heures et les quarts. On y avaitadapté, quoique dans un très-petit volume, les mouvements des astres, lescycles solaire et lunaire, le quantième du mois, etc.

Quelques historiens assurent que Charles-Quint , retiré dans le couvent deSaint-Yuste, s’occupait beaucoup de mécanique et d’horlogerie, aidé parJuanillo Turianus, célèbre horloger de l’époque. Rien ne prouve que cetteassertion soit véritable ; cependant il est bien certain que Charles-Quint aimait à s’entourer d’instruments propres à mesurer le temps. On sait aussique ce monarque avait fait construire une horloge au-dessus d’une fontaine,elle occupait une place dans la grande cour du couvent; cette horloge étaitl’œuvre de l’horloger que nous venons de nommer, Juanillo, Italien d’ori-gine. Nous donnons ici la description d’une horloge et de deux montres quepossédait l’illustre rival de François?'. Ces descriptions historiques inédilessont extraites textuellement d’un manuscrit de la Bibliothèque nationale deParis (Supplément français 23,258, folio 767), renfermant une copiemoderne authentique prise sur l’original, en français , de l’Inventaire du trésorde Cliarles-Quint, signé par l’empereur et par les commissaires qui firent cetravail en sa présence, l’an 1530. Cette copie, qui ne contient que desobjets principaux, c’est-à-dire environ la moitié du trésor, faisait autrefois