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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE

lévriers ; c’est partout une joyeuse animation, vivante image du bonheur.L’Amour domine la scène, il est placé dans un médaillon et s’apprête àlancer une flèche.

Tout au bas du tableau, et de chaque côté d'un petit cadran, sont deuxfemmes sculptées en relief, elles sont drapées à l’antique; l’une tient dansses mains une coupe pleine; l’autre, le coude appuyé sur un fût de colonneest dans l’attitude de la méditation.

Une partie du médaillon qui renferme l’amour, se prolonge vers les princi-paux cadrans, et, sur une petite bande unie en forme de ruban, on a gravé ladate de l’exécution de l’horloge; cette date est celle de l’année 1521, époqueoù Léon X , quoique bien près de mourir, vendait encore des indulgencespour payer les immenses travaux du Vatican, où Charles-Quint et Fran-çois I Cr se disputaient l’Italie , où Luther et Wenghé luttaient avec énergie,et non sans succès contre la papauté. Les deux autres faces de cette horlogesont dignes des deux premières pour la pureté du dessin et la fermeté dela ciselure. Chacune de ses faces porte un cadran et une aiguille marquantl’heure et les quarts de la sonnerie; celle de droite relativement au cadranastronomique, est couverte de fleurs savamment burinées, d’arbustesfeuillus et de plusieurs figures emblématiques dont l’une, sous les traitsd’une jeune femme, tient un enfant par la main et un autre dans ses bras.La face opposée nous montre la musique personnifiée dans une femmejouant du violoncelle et ayant autour d’elle divers autres instruments har-monieux. Des fleurs, des fruits, des oiseaux complètent le tableau. Cesquatre compartiments ont pour cadre ou bordure quatre cariatides riche-ment sculptées qui soutiennent sur leur tête les chapiteaux et l’entablement.

La coupole est d’une grande magnificence. Ses découpures à jour for-ment des tableaux dont les sujets sont empruntés à l’épopée biblique. Icil’ange vient annoncer à Marie qu’elle sera mère du Christ ; Joseph est auprèsd’elle et le Saint-Esprit plane au-dessus de leur tête ; là nous sommes àBethléem, Jésus naît dans une étable, les bergers viennent l’adorer avecgrande révérence; plus loin, les rois Mages guidés par l’étoile sacrée arriventdans Bethléem et offrent au Sauveur du monde leurs hommages et leursprésents. Cette brillante coupole offre encore plusieurs tableaux. Les plusimportants sont la circoncision et la résurrection du Christ. Les angles de lacoupole et de l’entablement sont occupés par des gargouilles représentantdes dragons monstrueux sur la tête desquels sont fièrement assis quatrehommes ayant la tête nue et le glaive à la main. Le monument est surmonté