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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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DU PRINCE SOLTYKOFF.

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Cycloïde, et qui servit à égaliser la durée des vibrations du pendule; cequi était fort utile à lépoque léchappement à verge était seul connu;mais, aussitôt que ce premier modérateur du rouage des horloges fut rem-placé par léchappement à ancre, avec lequel on peut faire décrire au pen-dule de très-petites vibrations, la cycloïde fut abandonnée sans retour.Si nous lavons mentionnée ici, cest parce quelle fait honneur au génieinventif de Huyghens , et quelle est liée à lhistoire de lart (voy. note 3).

Ce fut aussi sous Louis XIV que lon inventa les pendules et les montresà répétition, léchappement à ancre dont nous venons de parler, loutil àfendre les roues, et plusieurs autres pièces mécaniques dont la descriptionnous mènerait trop loin.

A cette même époque il y avait en Allemagne , en Hollande, en Suisse , etsurtout en Angleterre, des artistes en horlogerie infiniment supérieurs àceux de France . Les horloges, les pendules et les montres allemandes étaientexécutées avec talent, justesse et précision. Les pièces hollandaises possé-daient les mêmes qualités; elles avaient plus doriginalité dans leurs formes.Leurs vieilles horloges et leurs carillons sont encore aujourdhui remar-quables par linvention et par la manière dont ils ont été exécutés. LesSuisses se distinguaient particulièrement dans les montres quils fabriquaient.On leur doit aussi plusieurs inventions admirables, et entre autres celledes chaînes de fusée qui, comme nous lavons déjà dit, remplacèrent avan-tageusement les cordes de boyau. Quant à lAngleterre, elle renfermaitdans ses principales villes, et surtout à Londres , des horlogers du plushaut mérite. Les écrivains de cette époque nous ont fait connaître à quelpoint lhorlogerie avait été perfectionnée sous les règnes de Charles II et deJacques II ; la Société royale de Londres renferme dans ses archives de nom-breux mémoires dans lesquels on découvre de belles inventions. On voitencore aujourdhui, dans les châteaux, les palais, les musées, les églises, lescabinets damateur de lAngleterre, des horloges, des pendules et desmontres du xvii e siècle qui toutes attestent le talent des artistes qui les ontexécutées. Cétait donc en vain que les ouvriers français luttaient contre lesartistes anglais ; ceux-ci conservaient un avantage marqué, une supérioritéincontestable, et celte prépondérance, ils la gardèrent jusquau commence-ment du xviii 8 siècle. Nous dirons bientôt comment ils la perdirent et parqui elle leur fut enlevée.

Cependant la France , dans les dernières années du règne de Louis XIV ,possédait déjà une assez grande quantité dartistes distingués, qui tirèrent