142 COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE
seconde, comme dans les montres d’Arnold, de Mudge, etc., il y en a dix-huit mille dans une heure, ou quatre cent trente-deux mille en vingt-quatreheures.
Les premiers principes qui ont été publiés sur les effets du chaud et dufroid sur les montres, et les détails concernant les moyens de correction deces effets se trouvent dans 1 Essai de Berthoud, t. II, chap. xxx et xxxi.C’est une théorie curieuse et qui était tout à fait inconnue avant Berthoud.
Cette espèce de compensation par les frottements, quoique suffisante dansles montres ordinaires, ne peut pas être employée dans celles où l’on exigeune justesse constante; car, les frottements des pivots venant à varier parles divers états de l’huile, la compensation n’a plus lieu de la même ma-nière. Pour obvier à ces difficultés, F. Berthoud construisit des montresavec une compensation à peu près semblable à celle des horloges astro-nomiques. (Voir l’Essai, n° 2, p. 121.)
Par cette méthode, il faut restituer au ressort spiral la force qu’il perdpar l’action de la chaleur, soit par allongement, soit par la diminution del’élasticité; il faut, de plus, corriger le retard causé par l’augmentation dediamètre dans le balancier. Le contraire arrive par le froid.
Pour opérer cette, compensation, on fait tourner autour du spiral unbras de levier portant deux chevilles qui pincent la lame du ressort parson tour extérieur, et fixent sa longueur. Le mouvement du levier est pro-duit par l’action de la chaleur ou du froid sur un châssis composé de vergesd’acier ou de cuivre, ou par une lame composée de ces deux métaux,fixés ensemble. (Voyez le Traité des horloges marines, pi. xxi, fig. 1, 2 et 3.)
La seconde espèce de compensation est produite par le balancier lui-même, qui porte des parties rendues mobiles par l’action du chaud et dufroid; ces parties mobiles se rapprochent du centre du balancier par lachaleur, et s’en écartent par le froid. Par cette méthode, le balancier pro-duit non-seulement la correction pour le changement arrivé à son dia-mètre, mais encore pour celui qui dépend de la diminution de l’élasticitédu spiral par la chaleur.
La troisième méthode de compensation est produite en partie par des^masses mobiles du balancier, et ce qui manque à la correction est achevépar un mécanisme qui agit uniquement sur le ressort spiral. F. Berthoud est,nous le croyons du moins, le premier qui ait employé cette espèce de com-pensation mixte. Lorsque cet artiste proposa la première construction dubalancier composé, il y avait dix ans que l’on faisait en Angleterre d’excel-