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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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DU PRINCE SOLTYKOFF.

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lentes montres avec un balancier compensateur, et que les horlogers deLondres avaient mis à profit cette importante leçon de lauteur du Traité deshorloges marines : « On pourrait aussi parvenir à la compensation en plaçantà la circonférence du balancier deux masses diamétralement opposées; cesmasses seraient fixées sur deux lames composées dacier et de cuivre rivéesTune sur lautre; la chaleur, agissant sur ces lames, obligerait les masses àse rapprocher du centre, etc. Mais il ne ma pas paru quaucun de cesmoyens portât avec lui la précision si indispensable pour lobjet eu ques-tion. » (Traité des horloges marines , l re partie, il" 261.)

DE .1, A découverte de la longitude en mer.

On lit dans la Connaissance des temps, 1767 : «Il est de la dernière im-portance, pour le bien du commerce maritime et pour le salut des hommesqui sy consacrent, de pouvoir trouver en pleine mer le degré de longitude lon est. Ce problème se réduit à savoir quelle heure il est sur le vais-seau et quelle heure il est au même instant au lieu du départ, (par exempleBrest ). 11 nest pas difficile de trouver lheure quil est sur un vaisseau enobservant la hauteur du soleil ou dune étoile; la difficulté se réduit donc àtrouver en tout temps, en tout lieu, lheure quil est à Brest . »

Philippe III , qui monta sur le trône dEspagne en 1698, convaincu delimportance des longitudes en mer, promit une récompensé de cent milleécus en faveur de celui qui en ferait la découverte. Les états de Hollandeimitèrent bientôt lexemple de ce prince et proposèrent un prix de trentemille florins pour cet objet.

Les Anglais , devenus au commencement duxvm c siècle, les premiers na-vigateurs de la terre, ne pouvaient manquer de sintéresser à la science deslongitudes; aussi, le 30 juin 1714, le parlement dAngleterre ordonna uncomité pour lexamen des longitudes : Newton, Clarke et Wisthon y assis-tèrent. Newton présenta un mémoire dans lequel il exposa différentes mé-thodes propres à trouver les longitudes en mer et les difficultés de chacune.Pour lhonneur de lhorlogerie, le premier moyen proposé par le plus grandhomme qui ait paru dans la carrière des sciences est la mesure exactedu temps. Le résultat des conférences fut quil convenait de passer unbill pour lencouragement dune recherche si imporlante; il fut présentépar le général Stauhope, Walpole, depuis comte dOxford , et le docteur