DU PRINCE SOLTYKOFF.
143
lentes montres avec un balancier compensateur, et que les horlogers deLondres avaient mis à profit cette importante leçon de l’auteur du Traité deshorloges marines : « On pourrait aussi parvenir à la compensation en plaçantà la circonférence du balancier deux masses diamétralement opposées; cesmasses seraient fixées sur deux lames composées d’acier et de cuivre rivéesTune sur l’autre; la chaleur, agissant sur ces lames, obligerait les masses àse rapprocher du centre, etc. Mais il ne m’a pas paru qu’aucun de cesmoyens portât avec lui la précision si indispensable pour l’objet eu ques-tion. » (Traité des horloges marines , l re partie, il" 261.)
DE .1, A découverte de la longitude en mer.
On lit dans la Connaissance des temps, 1767 : «Il est de la dernière im-portance, pour le bien du commerce maritime et pour le salut des hommesqui s’y consacrent, de pouvoir trouver en pleine mer le degré de longitudeoù l’on est. Ce problème se réduit à savoir quelle heure il est sur le vais-seau et quelle heure il est au même instant au lieu du départ, (par exempleBrest ). 11 n’est pas difficile de trouver l’heure qu’il est sur un vaisseau enobservant la hauteur du soleil ou d’une étoile; la difficulté se réduit donc àtrouver en tout temps, en tout lieu, l’heure qu’il est à Brest . »
Philippe III , qui monta sur le trône d’Espagne en 1698, convaincu del’importance des longitudes en mer, promit une récompensé de cent milleécus en faveur de celui qui en ferait la découverte. Les états de Hollandeimitèrent bientôt l’exemple de ce prince et proposèrent un prix de trentemille florins pour cet objet.
Les Anglais , devenus au commencement duxvm c siècle, les premiers na-vigateurs de la terre, ne pouvaient manquer de s’intéresser à la science deslongitudes; aussi, le 30 juin 1714, le parlement d’Angleterre ordonna uncomité pour l’examen des longitudes : Newton, Clarke et Wisthon y assis-tèrent. Newton présenta un mémoire dans lequel il exposa différentes mé-thodes propres à trouver les longitudes en mer et les difficultés de chacune.Pour l’honneur de l’horlogerie, le premier moyen proposé par le plus grandhomme qui ait paru dans la carrière des sciences est la mesure exactedu temps. Le résultat des conférences fut qu’il convenait de passer unbill pour l’encouragement d’une recherche si imporlante; il fut présentépar le général Stauhope, Walpole, depuis comte d’Oxford , et le docteur