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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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172 COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE

Pourquoi Jaquemart eut lenvieEt le vouloir de sen allerSi longtemps de de,

Pour amener cette enveloppe (femme de moyenne vertu).Quelles sachent bien que dans lEurope Il ny en a pas une telle.

Elle est faite d un tel mortier,

Que jamais elle na affaireDe médecin, dapothicaire;

De barbier elle sen soucie moinsQuon ne le fait dun sale essuie-main;

Et cest la femme la plus sage,

Et la plus propre au mariageQue jamais la terre ait portée,

Elle est si pleine de bonté,

Que si Jaquemart lui cherche querelle,

Elle a si peur quil ne soit tristeQuelle ne fait que sa volonté...

Jaquemart de rien ne sétonne;

Le froid de lhiver, de lautomne,

Le chaud de lété, du printempsNont pu le rendre mécontent.

Quil pleuve, quil neige, quil grêle,

Il a sa tête dans son bonnet,

Et ses deux pieds dans ses souliers;

Il ne veux pas sortir de.

11 nous reste encore à constater ce fait, que lenfant qui sonne aujourdhuiles quarts à lhorloge de Dijon a été ajouté à cette horloge par un serrurierou un horloger nommé Saunois, qui vivait au commencement du xvm c siècle.Aimé Piron, grand-père de lauteur de la Métromanie , nous fait connaîtrecette particularité dans une pièce de vers imprimée en 1714, par laquelle ilinvite les échevins de la ville de confier audit serrurier lexécution dunenfant chargé de sonner les dindelles (les petites cloches qui sonnent lesquarts) :

Sônoi ce moître ôvrei si daigneÇàt ein chèdeuvre quil è fai.

Por ansin, messieu, sai vo glai,

Jesperon dan lai concluance