DD PRINCE SOLTYKOFF.
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Le chaud de Tétai, du printam,
Ne l’on su randre maucoutanQu’ai pleuve, qu’ai noge, qu’ai grole,
El lé sai tête dans sai carnle,
El lé deu prié dans sé soûlai,
Ai ne veu pas sôti de lai.
Pour les personnes qui ne connaissent pas le patois bourguignon, nousdonnerons, toujours d’après M. Peignot, la traduction de ces vers :
Compère, où courent ces gensQue je vois aller contre Saint-Jean,
Tirant à la poissonnerie?
C’est qu’il vont voir les belles chosesDe la venue de Jacquemar,
Qui n’est ni sur terre, ni sur mer...
Je ne sais si j’avais trop bu,
Ou si j’avais la berlue,
Quand je le vis l’autre jour;
Mais je ne puis tomber d’accordQue c’est Jacquemart, en personne.Pour Jacquemart, c’était un hommeDe courte taille, assez mal fait,
Qui ressemble à ces ÉsopesQui s’en vont serrant les épaules,Qu’il semble voir de pauvres diables;Mais celui-ci, tout au rebours,
Est là comme un homme bien fort,Comme un Roland, un Hercule ,Grand et puissaut comme Laguesse ;La mine d’un homme fâchéIl semble qu’il veuille tout briser...
Tout auprès de lui, une femmeBelle et bien grande et eù embonpoint,
Qui ressemble la lune en plein;
Son habit à la parisienne :
Elle ressemble dame Hélène,
Qui demeure au-dessus du bourg.
Qui fait fête de tous les jours (elle était cabaretière).Les femmes sont à chercher