les Vers à Soie. f 37
* e urs cocons ; & lorsque les paniers ont été retirésdu four, on les envelope dans de grosses couvertu-* e s, pour achever d’étouffar les Vers que la cha-kur du Four n’auroit pas encore fait périr. Maisc omme le degré de chaleur pourroit être encoretrop f 0 rt à la sortie du pain , principalement si lefour avoit déjà été chaussé plusieurs fois le mêmeJ°ur , il convient pour ressayer, de mettre le brasdans le four, & si la main ne peut pas un petit mo-ment en soutenir la chaleur , il faut attendre quefour soit moins chaud.
Cette méthode a ses inconvénients : si le fourft, étoit point assez chaud, tous les Vers ne mour-aient point , & s’il y avoit trop de chaleur , il ya Uroic à craindre que la Soie ne se brûlât.
Pour ne point s’y exposer, il y a des personnes‘lui préfèrent un autre moyen. Ils exposent pendant9úatre ou cinq jours de fuite , les cocons à la plus§ r ande ardeur du Soleil , & les y laissent, chaquel°ur, pendant quatre ou cinq heures. On prétendHue les Vers y périíîènt immanquablement; & pourPlus de fureté , après avoir retiré les cocons fur lestr °is heures après midi, on les envelope dans descouvertures bien chaudes , & on les porte tout dej u ùe dans un lieu frais. La chaleur concentrée dansj® s couvertures étouffe plutôt les Vers ; elle les def-e che entièrement, & ils ne conservent plus aucu-humidité ; au lieu que la trop grande chaleurdu four fait crever le Ver dans le cocon , ce qui gâ-te la Soie.
L’Auteur de ce dernier sentiment ne conseille l’u-* a g e du four , que dans le cas où un tems de pluiene permet pas d’exposer les Vers au Soleil, qui neParoit point alors ; mais dans ce cas il recommandene laisser dans le four aucune braise , ni aucuneCe ndretrop chaude, & d’avoir toujoursl’attention
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