106 Sur le commerce du pain.
tion. Voilà donc, comme vous voyez, le secretque vous demandiez , trouvé du moins pour toutle tems que le sureau a des feuil'es, & même plu*sieurs mois par-delà , c’est-à-dire, pour une ,bonsl epartie de i’année : à l’egard du restant, comtU ec’est la saison de l’hyver, & que ces insectes 0 epullulent pas beaucoup alors, on peut presque di-re, que mon secret satisfait en entier à ce que vousdemandiez. Je vous le communique avec plaisir»& vous pouvez , fi vous jugez à propos, le rendrepublic, pourvu seulement que vous taisiez de quel-le part il vous vient. J’ai l’honneur d etre , &c.
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Expériences fur la proportion entre le poids dupaitit& le poids du bled & de la fariné.
J ’Ai fait moudre d’abord du bled ordinaire & com-mun , que j’apellerai bled de la seconde classe >à un moulin qui étoit en bonne réputation dans lepays. J’ai choisi le tems oú il pouvoit faire la meil-leure farine, qui est celui où les meules , après a-voir été repiquées , avoient moulu plusieurs mesu-res de bled.
J’ai trouvé que malgré toutes les attentions duMeunier & les miennes, il ne sortoit jamais dumoulin un poids en farine égal au bled qu’on y a-voit mis. Car ayant pesé l’un & l’autre , j’ai trori-vé une livre environ de farine de moins, fur qua-tre-vingt-cinq ou quatre-vingt-six livres de bled*Ce qui vient, fans doute, de ce qu’il y a une pat'tie de la plus fine farine, qui s’envole au moulin ’& de ce que , comme la vitefle des meules échaubfe un peu la farine, (*) il lésait une évaporationdes particules spiritueuses.
(*) II faut observer que cette épreuve a été faite ea W*ver. En été , cela ya à plus du double.