4 ® Maniéré ct’élever
cherches à perfectionner cet art. Les plus ignoranSíVous dit-on, y font quelquefois auffi experts queles plus habiles : cela peut être vrai pour les éduca-tions , ou les couvées d’une ou de deux onces degraine j mais l’ignorant a toujours lieu de fe dé-tromper i car il arrive que cette première épreuvequ’il fait des talens qu’il ne fe connoilfoit pas, lerend moins timide pour une seconde couvée : lesuccès de fonce où l’on avoit mis !a pincée qu’oflfe dissimule , est un apât séduisant pour la Campa-gne d'après : on entreprend 'une éducation plusconsidérable où l’on perd au moins , tout le profitde la premiere.
II suffit d’en être instruit pour qu’on fe détermi-ne à partager entre plusieurs ouvriers une éducationnombreuse, & à faire par exemple de 30 onces degraine, Z lots pour autant d’éducations différen-tes. Car outre qu’il y a moins des risques que troisMagnaguiers manquent tous à la fois, chacun tra-vaillera mieux dans le petit district qui lui est assi-gné , & fémulation feule préviendra bien des né-gligences , qu’ils fe feroient permises fans cet éguil-Ion : on regarde trop à la dépense (*) fur cet arti-cle parce qu’il est rare de bien entendre ses intérêts.
PrécaU-
(*) Nous donnons à un Magnaguier, avec la nourritu-ïe , depuis 1 z jusqu’à z o écus de gages , à proportion 66leurs talens, ou de la prétention qu’ils y ont ; & cela -pour une Campagne, qui dure 40 ou $o jours. Oubi eJ *cn leur laisse les deux cinquième-; , rarement le tiers de®cocons à la place de la nourriture & des gages : ce secofldparti vaut mieux & a moins d'embarras pour le Maître»fi le Magnaguier eft entendu : il est trop intéressé àfaire, p«ur le négliger.