âe sabre bouillir les plantes. , 117
yant ? II prescrira seulement les sucs Je ces mêmesplantes , il. fera épurer ces mêmes sucs fans leurfaire perdre leur alcali volatil ; il les aiguisera mê-me avec l’esprit ardent de cochléaria pour leur don-ner plus d’activité , ou leur rendre ce que Pair seulaura pu dissiper ; il fera ajouter quelques cuilleréesde ces sucs dans des bouillons médicinaux encorechauds suffisamment, & qui ne doivent plus ê. représenté sur le feu. C’est ainsi qu’on peut conser-ver un bien qu’on diffipoit so,ns le vouloir. C’estainsi qo’on s’aisurera des succès avec des armes qu’onavoit déjà regardées comme inutiles, ou inefficaces.
Ou nous objectera que si les plantes crucifères nedoivent point souffrir PébuUitionon ne doit pasauffi faire bouillir à feu nud (*) la chair des ani-maux. Cette objection est une fuite de notre théo-rie , & elle est entièrement conforme à notre avis.Chacun sçait que les animaux abondent en une ma-tière qui est le vrai principe de Pal ali volatil ; & engelée qui doit réparer jufqu’à nos os mêmes. Pafla longue ébuilition qu’on fait souffrir aux chairspour faire des bouillons , le germe de l’alcali volí-til se dissipe bientôt, & les bouillons font privés dece principe essentiel qui devoir les préserver d’une -corruption prompte , & prémunir nos corps contrecette pourriture à laquelle ils tendent continuelle-ment. Le Docteur Pringle , Médecin général de SaMajesté Britannique , & membre de la Société Ro-yale de Londres, a démontré par des expériencescurieuses & incontestables , que les sels alcalis vola. _ H 3 __
(*) Ou aplique aux vaisseaux le leu immeJi .te meut,°u médiatem.int. O11 apelle feu nud> le feu aplique immé-diatement aux vaisseaux. On apelle bains , les uiiieren? in-ou irutiere-i interposées entre le íeu & lesse aux. Ces iaterme'des fout l’eau , le fable , &c.