Des nouveaux engrais &c. 141
j,°Uyelle pratique, qui a été suivie du plus grand^ Ccs s délits quelques Cantons d’Angleterre : c’est.^Hgraisser un terrein sablonneux avec de lasterremarais , ou de ce fol léger & dur qui se trou-dans les marais à quelque distance au-dessous dea surface, & qui aproche de la nature de la tourbe,j, Les expériences qu’on en a faites ont réussi diver-gent , selon l’adresse àvec laquelle on les a faites»Iìla >s voici la meilleure maniéré d’y procéder.
Tirez de la partie humide d’un marécage un©Entité de cette terre légére, spongieuse & humi-^ > & tandis qu’elle est humide & tendre , mêlez-^ Un peu de terre de pâture sèche, & une petiteSUantité de cendres de charbons de terre : fondez
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le n le tout ensemble, & répandez - le íur votre
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, Le labour devient aisé sur cette espèce de terre ;î, e st pourquoi il faut la bien enfouir , & après avoirrué , jonchez y quelques vieux haillons de laineLestés par petits morceaux. Cette façon d’engraisjî e st pas coûteuse : la terre qu’on a dessein d’amé-P°rer est à bon marché, & fort souvent cela réutU si bien, qu’elle devient en état d’aller de pairles meilleures espèces. Les effets de la terre deMarécage font durable ; celui des haillons est passa-nt , A doit être renouvellé à chaque récolté. L* Au-leur à qui je crois qu’on est redevable de la premie-ís teinture de cette pratique, parle d’employer lap rr e de marais toute feule ; mais elle n’a pas réus-1 dans les endroits où je l’ai vû essayer ainsi. Endet employée feule elle est inférieure à l’argille,que quoiqu’elle ait la même qualité pour re-, e stir Thumidité, qu’un terrein sablonneux laiííèec °uler trop vite, elle n’a pas ce fond de fertilitéJ|} e l’on trouve dans l’argille; mais de cette manier©e réussit parfaitement bien.