tzyF Recette iïm 'Elixir de longue vie.d’/t dromacus avoit toutes les propriétés que {ol4Aute ur lui attribué , on n’auroit pas beloin d’autreSremèdes. H ie donne premièrement contre les poi-sons & venins de quelque nature qn’ils fuient. Ilen fait ensuite un remède pour les douleurs & foi-blesses d’estomac, pour l’asthme & Popreiíion deporrine, pour la phthilìe naissante, pour l'empie-me, pour la colique, la jaunisse, l’hj'dropisie , lafoi b ! elfe de la vue , les convulsions , les u'ceres delavt-ssie, l’impuissance vénérienne, les douleurs dereins & la peste. Andromacus le fils dit en peu demots , que cet antidote est bon pour toutes sortesde mauvaises dispositions du corps provenantes decardes externes, & fut-tout pour les indispositionsde l’estomac , pour les venins, & pour les fièvresintermittentes.
Observations.
II doit tèsulter de l’examen que l’on fera de tou-tes les vertus & propriétés des drogues qui compo-sent cet Elixir, qu’on rt’en peut pas composer unplus universel, plus st,r, plus souverain & moinsdispendieux : la bouteille de pinte ne revient pas à!a somme de trois livres.
11 ne lèra pas hors de propos d’avertirici, que lespersonnes hautes en couleur, d’un tempéramentchaud & bilieux, sujettes à la gravelîe, aux hé-morrhoides, ne doivent en prendre qu’en très-pe-tite dosé, comme une demi cuillerée à cafte unefois le matin de tems en tems ; au lieu que les per-sonnes d’un tempérament froid, humide, phleg-rnactque, pituueux & mélancolique, peuvent enptendre tous les jours le matin en se levant, vrìccui'ssree à bouche dans l’hyver, & feulement laMoi ié dans i’éte pour corriger les vices de l’tsto-ma. & de la transpiration, d'vu naiíient greíque tou-tes nos maladies.