2 COURS DE MATHEMATIQUES,
la hauteur des astres pour se guider. On rapparieensuite ces observations sur des cartes où sont mar-quées les positions respectives des différentes partiesdu globe terrestre : et par cette comparaison on dé-termine le lieu où l’on est arrivé, et la route qu’ondoit tenir pour achever sa course.
L’une et l’autre de ces deux navigations supposedonc une description des lieux que l’on a à parcou-rir. La première n’embrassant que des espaces depeu d’étendue, n’a besoin, pour la formation de laplupart des plans dont elle fait usage, d’autres prin-cipes que ceux que nous avons donnés en Géométrie.
Quant aux cartes que la navigation hauturièreemploie, elles exigent d’autres connaissances. Commeelles doivent représenter la position des lieux, relati-vement aux parties principales du globe terrestre,et que d’ailleurs leur construction doit, autant qu’ilest possible, fournir les moyens les plus faciles d’yreprésenter la route que le vaisseau est estimé avoirtenue, ou celle qu’il doit tenir, nous devons, pouren donner une connaissance suffisante, commencerpar examiner la figure et les dimensions du globeque nous habitons; faire voir de quelle manière onen fixe les principaux points ; pourquoi la méthodela plus naturelle pour les représenter sur une carte,n’est pas celle qui convient le mieux aux usages dela navigation ; enfin quelle est celle qu’il convientde suivre, et quels sont ses avantages.
De la figure du Globe terrestre; apparences quirésultent de cette figure et du mouvement de ceGlobe sur lui-même. Des principaux Cercles quona imaginés pour fixer la position de ses parties.
2. La surface de la terre n’est pas ce qu’elle sembleau premier conp-d’ceil : ce n’est pas une surface