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Tomo V. - Parte 1.
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L’HORLOGE AMOUREUSE.

.L'Orloge est, au vray considérer,

Un instrument trés bol et trés notable,

Et s’est aussy plaisant et pourfitable,

Car nuict et iour les heures nous aprentPar la soubtilité qu’elle comprentEn l’absence méisme dou soleil:

Dont on doit mieuls prisier son appareil,

Ce que les autre instruments ne font pas,Tant soient faits par art et par compás:

Dont celi tiens pour vaillant et pour sage,Qui en treuva primierement l’usage,

Quant par son sens il commenca et fltChose si noble et de si grant proufit.

Or, vceil parler de l’estat de l’Orloge:

La preineraine roe qui y loge,

Celle est la mere et li commencemensQui faict mouvoir les aultres mouvemensDont l’Orloge a ordenance et maniére:

Pour ce poet bien ceste roe premiére

Signifier trés convignablement

Le vray Désir qui le coer d’omine esprent...

Le plomlc trop bien a la Beauté s’accorde.Plaisance s’est montrée par la cordeSi proprement, qu'on ne poroitmieulz dire;Car tout ensi que le contrepois tireLa corde h lui, et la corde tirée,

Quant la corde est bien a droit atirée,

Retire a luy et le fait esmouvoir,

Qui aultrement ne se poroit mouvoir:

Ensi Beauté tire k soy et esveilleLa Plaisance dou coer.

Aprés, affiert a parler dou dyal

Et ce dyal est la roe iournal

Qui, en ung iour naturel seulement,

Se moet et fait un tour précisement:

Ensi que le soleil fait un seul tourEn tour la terre en un naturel jour,

En ce dyal, dont grans est li mérites,