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Tome premier.
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PREFACE.

rems. En effet, si le Licinius Baífus dont il est: parlé dans laPréface de Diofcoride, comme d’un Romain qu’il avoirconnu, est le même qui fut Consul avec M. Licinius Cras-sus Frugi , fous Néron, fan 64 de notre Ere ; Pline né, se-lon M. le Comte Rezzonico, dans la neuvieme année durégné de Tibere, fan 2,3 de J. C. & Diofcoride, qui vi-voit fous Néron, doivent être regardés comme contempo-rains. Cependant il y a bien de fapparence que Pline,mort fous Titus, âgé d’environ cinquante-íîx ans, a sur-vécu à Diofcoride ; il paroît même qu’il seroit plutôt le co-piste de FAuteur Grec, que celui-ci ne pourroit être le lien.Mais qui nous dira pourquoi Pline, citateur exact, n’a ja-mais ciré Diofcoride ? pourquoi le nom de ce Botaniste nefe trouve pas une feule fois chez lui ? Le Pere Hardouincroit que cette omission provient du mépris que les Ro-mains avoient en général pour les Grecs. Pour fe payer decette raison , il faudroit que Pline n eût point cité d’autresAuteurs Grecs. II est plus naturel de penser, que Diofco-ride n’ayant fait que compiler les mêmes livres qui étoiententre les mains de Pline, ce dernier n’a pas cru devoir luifaire honneur du bien d’autrui. Cette raison, insinuée parle Pere Hardouin lui-même, sert â expliquer les variationsqu on remarque dans leurs écrits fur les objets dont ils par-lent également l’un 8 c l’autre.

A considérer Fouvrage de Pline comme un simple mo-nument de la langue des Romains, c’est une des plus im-portantes sources de cette langue, tant par fa richesse, c’est-à-dire , par Fabondance 8 c la diversité des mots que la mui-