46 NATURALIS HISTORIA L IB. II.
De lunae natura.
Caput Sed omnium admirationem vincit noviíïìmum siJ9- dus, terri sque familiariíïimum, ôc in tenebrarum reme-dium ab natura repertum , lunte. Multiformi hxc ambagetoríît ingenia contemplantium, &c proximum ignorari ma-xime sidus indignantium. Crescens femper aut senescens :& modo curvata in cornua, modo aequa portione divisa ,modo sinuata in orbem, maculosa ; eademque subito prae-nitens , immensa, orbe pleno ; ac repente nulla : alias per-nox, alias fera, & parte diei solis lucem adjuvans ; deficiens,& in defectu tamen conspicua : quae mensis exitu latet, cumlaborare jam creditur. Jam vero humilis & excelsa, & ne idquidem uno modo, sed alias admota coelo , alias contiguamontibus : nunc in Aquilonem elata, nunc in Austros de-jecta : quae singula in ea deprehendit hominum primus Emdymion, &c ob id amore ejus captus fama traditur.
en 231 6o ans ; & selon les Tables duRoi Alphonse , en 49000 ans. Lesderniers calculs modernes n’étendentcette révolution apparente des étoilesautour du cercle de l’écliptique qu’à25000 ans. Je dis apparente-, car cetterévolution ne procede point du mou-vement des étoiles, mais de celui dela terre.
( 1 ) Le symbole par lequel les Mathé-maticiens figurent la lune est celui-ci,C c’est-à-dire, un arc courbé, & ex-rprimant une double corne. Ce signedoit être fort ancien, puisque Clau-dien en fait mention dans cette fin deVers,
Parvo signautur tçmpora cornu ;
& qu’Horace lui-même appelle la lune;
Siderum Regina bicornis,
En Chimie , la lune fe représented ordinaire avec un visage humain, deprofil , en cette sorte H, & désignel’argent.
(2) Les anciens croyoient que lesastres croient en travail, & soustraientde grandes crises, quand ils s’éclip-soient. De-là les expressions si com-munes dans les Poètes de solis Lunaquelabores. Pline dit que la lune fe cacheà la fin de chacun de ses mois. Il endonne plus loin la raison , mais d unemaniéré aíTez confuse. M. de Fonte-nelle, parmi les modernes, expliqueparfaitement bien cette théorie:»L)ans» les premiers jours du mois, dit-il,» on ne voir pas la lune. C’est quellen est entre le soleil & nous, & quelle» marche de jour avec le soleil. 11 faut» néçejsiptirement que toute sa moitié