- - -- - - - - I - — - - - n
$Q NATURALIS HISTORIA LIB. II.
tuata ab eo luce fulgere, qualem in repercuilu aquX volitare,conspicimus : ideo molliore & imperfecta vi solvere tan-tum humorem, atque etiam augere , quem solis radii ab-sumant : ideo &c inatquali lumine aspici, quia ex adverso dé-truira plena, reliquis diebus tantum ex se terris ostendat,quantum ex sole ipsa concipiat : in coitu quidem non cerni,quoniam haustum omnem lucis aversa illo regerat, undeacceperit : sidera vero haud dubie humore terreno pasci ;quia orbe dimidio nonnunquam maculosa cernatur, scili-cet nondum suppetente ad hauriendum ultra justâ vi : ma-culas enim non aliud este , quàm terrx raptas cum humoresordes.
(7) Le Pere Hardouin croit quepar humorem' il faut entendre Peaude. la mer. Mais il est. aisé de. voir quePline a voulu parler de V humeur en gé-néral.
(8) C’ëst-là la cause des- différentes,phases qui ne font que la mesure de la
ortion de lumière que la lune.peut re-échir vers nous. La lune commençantà réfléchir des rayons vers la terre, Rap-pelle le croijjant. (Lest un arc lumineuxqui se remplit à mesure que la lunes’éloigne de la ligne perpendiculaireau soleil'. On appelle auíïì, fort im-proprement fans. doute, on appelle ,dis-je ausil , croiffant la même figurede la lune en décours ; mais alors sescornes font tournées du côté de Pocci-dent, au lieu que dans la lune nou-velle elles le font du côté de sortent.On peut observer tous les mois quepeu après la nouvelle lime , on apper-çoit, outre le croissant , le â reste duglobe de cet astre , à la: vci'ite d une
lumière beaucoup moins vive que le •croiflant. Cela vient de ce qu’alors lapartie éclairée de la terre étant pres-que route entiers tottrnéevers la lune,renvoyé à cette planète une certainsquantité de lumière, qui est. de nou-veau réfléchie par la lune 8c renvoyée.-à la terre. Plus la lune approche des.quadratures, plus cette lumière s’af-foiblit.
(p) Les Astronomes modernes quiout fait, à f aide des télescopes, unexamen suivi des taches de la lune, 8tqui-' leur ont alligné distérens noms „seíbnt bien gardés de les envisager , à.Pexemple.de Pline , comme des va-peurs groffieres élevées de la terre , juí-qu’à la région de la lune j viíion fanscontredis très puerile. Selon ces mê-mes modernes, les parties brillantesde la lune font des rochers, des mon-tagnes , des terres, des continents,,des iles : & les parties obscures ou tan-ches de la lune font des mers, des..