histoire naturelle, Li y. II. 51
qu’ils rendent, iis rempruntent de lui, imitant ces reflets lé-gers que l’eau fait des rayons qui se brisent à sa surface'; que saforce, conséquemment plus molle Sc moins parfaire, n’a d’autrevertu que de résoudre Sc même d’augmenter les humeurs (7) quele soleil consume par ses rayons ; qu’elle est inégalement éclai-rée, pareeque le seul tems où elle soit pleine, est celui où elle esten opposition, Sc que tout le reste du tems elle ne sauroit mon-trer à la terre qu’autant de lumière qu’elle en reçoit (8) ; qu’on nela voit pas quand elle est en conjonction avec le soleil, pareeque,dans ce genre d’opposition, elle est renversée à notre égard, & ren-voie toute sa lumière vers la source d’où cette lumière lui vient :qu’en un mot tous les autres astres se repaissent d’une humeur ter-restre; ainsi qu’elle-même nous en fait quelquefois juger quandelle est demi-pieine, par les taches dont elle est alors parsemée àsa surface, comme n’ayanc pas encore toute la force nécessairepour pomper une plus grande quantité d’humeurs; car ces (9) ta-ches ne font autre chose que les vapeurs de la terre, chargées d’or-dures, qu’elle attire pêle-mêle vers elle.
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fleuves , des lacs, &cc. On a même in-nove encore dans ce système depuisquelques années. Un Savant(M. Justi)a prétendu prouver par une disserta-tion très curieuse insérée dans le Jour-nal étranger , que les taches de la luneétoient des terres , & que les partieséclairées étoient de seau. II se fondesur plusieurs raisons très plausibles,mais sur-toutsur la propriété que seaua de réfléchir avec une grande vivacitéles rayons de lumière ; fur ce que desforêts, des prés & autres parties ter-restres n J ont pas, à beaucoup près, lame me propriété ; fur ce qu’enhn si duhaut d une montagne plus ou moinsélevée nous regardons ce qui se trouve
au-deíïbus tant que l’horison peuts’étendre, les parties aqueuses, tellesque les lacs , les bassins, les rivières,& les moindres ruilseaux nous paroií-sent briller comme des miroirs de ré-flexion ; au lieu que tontes les partiesterrestres , telles que les bois, les prés ,&c. nous paroissent dans sombre. L au-teur de ce système le fortifie encore parune multitude d’autres raisons qui ren-dent son opinion, sinon évidente , du-moins très vraisemblable ; & l’on nepeut assez s’étonner que les Astrono-mes aient, pour ainsi dire, affecté d’i-gnorer qu’on ait agité cette question ,qui du-moins méritoit cl etre discutespar des gens de i’Arr,
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