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Tome premier.
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70
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7 O NATURALIS HISTORIA II B. II.

Caput

- 7 °

Errantium motus , $ luminum canonica.

Errantium autem tres, quas supra solem dicimusiitas, occultantur meantes cum eo. Exoriuntur vero matu-tino , discedentes partibus nunquam amplius undenis :postea radiorum ejus contactu reguntur , & in triquetro , àpartibus centum viginti, stationes matutinas faciunt, quae&: prima: vocantur : mox in adverso à partibus centum octo-ginta , exortus vespertinos, itemque in centum viginti abalio latere appropinquante , stationes vespertinas, quas &csecundas vocant : donec assecutus in partibus duodenis oc-cultet illas, qui vespertini occasus appellantur. Martis stella,ut propior, etiam ex quadrato sentit radios, ab octogintapartibus : unde & nomen accepit is motus, primus & fe-cundus nonagenarius dictus ab utroque exortu. Eadem

(i) Saturne , Jupiter &Mars.

(r.) Personne jusqu ici n’a compris levrai sens cie ce passage. Tous les inter-pretes ont entendu exoriuntur dans lelens de emergunt , c’est-à-dire, qu’ilsont confondu le lever occulte à notreégard d’une planète en conjonction ,avec le lever visible de cette mêmeplanète, lorsqu a son émersion elle sedégage à notre égard du foyer de lu-mière qui l’abíorboit. L’erreur estpalpable.

(3) Pline dit que les planettes supé-rieures étant en conjonction avec le so-leil ne restent jamais occultes à leur le-ver matutinal par-delà le onzième de-gré.Mais cela n’est exact qu’àl’égard deJupiter. II devoir observer, commeJulius Firmicus, que Saturne ne se dé-gage de l’immersion des rayons solai-res que lorsqu il est parvenu au dou-zième degré, & que Mars s’en dégageqiême, dès le haitiçme.

(4) Plusieurs éditions portent tegun-tur , au lieu de reguntur , mais c’est visi-blement une faute. Aussi lit-on regun-tur dans les meilleurs manuscrits.

(5) Une planetre est appellée sta-tionnasse lorsqu’à notre égard elle faitune station apparente dans le Ciel, Scqu’on la voit le lendemain au mêmepoint du Ciel où on l’a vue la veille.

(6) Les interpretes ne se sont nulle-ment doutés du sens de ce passage. Lesuns, comme Dupinet,ont entendu,Mars se rejsent des rayons du soleil ,même en quart aspect qui es de nonantedegrés. Ce font autant d absurdités quede mots, puisque Mats se restent desrayons du soleil, c’est-à-dire , les ré-fléchit à notre égard dès le huitièmedegré, & à plus forte raison au nonan-tieme, puisqu’alors il approche plusde l’opposition directe du soleil, dumoins à notre égard 3 & que Foppost-tion directe d’une planète au soleil est