86 NATURALIS HISTORIAL L I B. II.
Catholica siderum errantium.
Caput Primum igitur dicatur , cum sint diverse stellas, curl 7‘ Veneris stella nunquam longius xlvi partibus, Mercu-rius viginti-tribus à Sole abscedant, siepe citra eas ad Solemreciprocent. Conversas habent utrasque apsidas, ut infraSolem sim : tantumque circulis earum subter est, quantumsuperne praedictarum, & ideo non possunt abesse amplius,quoniam curvatura apsidum ibi non habet longitudinemmajorem. Ergo utrique simili ratione modum statuunt ap-sidum suarum margines, ac spatia longitudinis latitudinumevagatione pensant. At enim cur non semper ad quadra-ginta-sex & ad partes viginti-tres perveniunt? Imo vero. Sed
(i) Le Pete Hardouin , aufli-bienque Claude Saumaise, retranchent dutexte sans nécessité ces mots : cum fintdiverfét Jlelht ; c’est tronquer maì-à-propos la phrase & la dépouiller d’unecirconstance essentielle qui concernela différence de régime de Venus &de Mercure. En effet, on a observéque Mercure prend toujours fa lati-tude au midi, quand Venus la prendau septentrion & réciproquementqu’il la prend au septentrion, quandVenus décline au midi. De plus , lesdeux orbites different en grandeur,celle de Venus embrassant celle deMercure.
(a) Quelques - uns lisent partibusxii, au lieu de xlvi, c’est-à-dire,41 degrés , au lieu de 46. Cicéronporte cet éloignement de Venus jus-qu a 1a distance de deux signes, c’est-à-dire de 60 degrés, & celui de Mer-cure iusqu’à la distance d’un signe,c’est-a-dire, de 30 degrés. Selon les
Modernes, la plus grande distance oùMercure puisse être du Soleil, n’ex-cede presque pas 30 degrés , & pa-reillement la plus grande distance oùVénus puisse être du Soleil , n’ex-cede presque pas 47 degrés & demi.
(3) Mercure rétrograde quelquefoisdès le dix-huitieme degré de son éloi-gnement du Soleil, & Venus dès lequarante-cinquieme, selon les obser-vations modernes.
(4) Longitude se prend ici pour leterme de l’étendue d’un cercle. Plinedit donc que la courbure de l’absiden’a pas de ce côté-là une plus grandelongitude. En effet, si la longitude ouétendue d’un cercle s etendoit au-delàde la courbure, elle n appartiendroitplus au même cercle. Au reste , ce quedit ici Pline n’est pas juste dans i'ap-plication, puisque l’orbite de Venus,ainsi que celle de Mercure, a plusd’étendue qu’il ne le suppose.
(5) Nous avons vu plus haut que