Band 
Tome premier.
Seite
107
JPEG-Download
 

gard du soleil (13), & qu’elie occupe le juste milieu entre le so-leil & la terre.

C’est prodigieux (14) jusqu’où va la perversité de l’esprit hu-main , encouragé par le moindre íuccès, tel que celui-ci, patexemple, qui fournit une ample matière à son effronterie. Leshommes, après avoir osé deviner l’elpace de la terre au soleil, enagiront de même àl’égard des cieux : comme le soleil n’en est quele centre, il faudra que les dimensions de l’univers subissent leurcalcul, dc que représentées par certains nombres fixes , elles vien-nent se ranger sur les doigts du Géomètre. Car , dira-t-il, toutdiametre f 15) est 7, tout cercle est zi : puis, partant auíìì-totde ce point donné, il mesurera le ciel, comme si cette vaste opéra-tion n’exigeoit qu’un plomb à niveller. Cet art nous vient d’E-gypte. Petosiris & Necepsosen ont donné la méthode, suivant la-quelle chaque degré du moindre cercle de la lune, comme onvient de le dire, contient 33 stades (16), & même un. peu plus;chaque degré du plus grand cercle de Saturne en contient ledouble; Sc chaque degré du cercle du soleil, que nous avons ditoccuper le milieu, contient la moitié de ces deux mesures combi-nées & n’en faisant qu’une : calcul où même il paroît qu’ils onteu honte d’exprimer la vraie somme (17). En effet, pour y join-dre l’espace qui est du cercle de Saturne au zodiaque, il faut s’é-lever à une supputation arithmétique, qui est telle, que Impres-sion manque, pour ainsi dire, aux valeurs.

Des ajìres que le ciel produit subitement.

Il RESTE peu de chose à dire du monde planétaire, si ccn’est que le ciel même est sujet à des enfantements , & qu on yvoir naître subitement des astres ( 1 ). îls font de plusieurs genres.

tif. L’orbite de la lune est incompara-blement: plus.grande, puisque chaqueligne qui íe tire du centre de son mou-yemeru n lâ circonférence cLn cerclequ elle deent est d’enviiron quatre-vingt-dix mille lieues.

(17) Calcul infiniment trop rétréci,aussi-bien que le précédent.

(1) Ceci doit s’entendre non-seule-ment des cometes que les anciens nesavoient point être des astres périodi-ques , & qu’en conséquence iis trai-

Oij