I 1 8 NATURALIS HISTORIA, LIB.
I I.
credidit, Caesaris animam inter deorum immortalium nu-mina receptam : quo nomine id insigne simulacro capitisejus, quod mox in foro consecravimus, adjectum est. Haecille in publicum, interiore gaudio sibi illum natum, sequein eo nasci interpretatus est : & , ut verum fateamur, salu-tare id terris fuit. Sunt qui & haec sidera perpetua esse cre-dant, suoque ambitu ire, sed non nisi relicta à sole cerni. Aliivero,qui nasci humore fortuito & ignea vi, ideoque solvi.
Galenius. II a été choqué de la proxi-mité des mots figno & Jlgmficari.Mais ces sortes d’identités d’expres-íìons font fort ordinaires dans lesmeilleurs Auteurs Latins, témoincette phrase de Pline lui - même danslechipitre suivant: Nihil terribiliusmortalium timori , &c. Le seul chan-gement raisonnable qu’il y auroit àfaire dans ce passage, ce seroit desubstituer dans la phrase suivanteomine à nomine.
(3 3) On sait que, sous Auguste, Ro-me commença à respirer & à oublierles horreurs des guerres civiles, & àgoûter pour la premiere fois depuisplusieurs siécles les douceurs d’uneassez longue paix, au point que lesPoètes comparèrent cette époque àsage d’or, & affectèrent de croire queles tems prédits par la Sibylle de Gri-mes étoient arrivés.
(34) II paroît que c’étoit l’opiniondes Pythagoriciens., selon Plutarque.Voici ses paroles : -- Quelques secta-» teurs de Pythagore estiment que la„ comete est un astre qui ssapparoît35 pas toujours, mais qui se montre à33 certaine, mesure de tems préfixC’étoit austi l’opinion de Seneque& d’ Apollonius , comme fa observé
M. Saverien. Parmi les Modernes ,on fait que Newton, Halley & Jac-ques Bernoulli étoient persuadés duretour périodique de ces corps cé-lestes. Ce dernier avoir prédit pour lex 7 Mai 1719 au premier degré douzeminutes d’Ariès le retour de la co-mete de 1680. Aucun Astronome, ditM. de Voltaire, ne se coucha cettenuit làj mais la comete 11e parut point.Cependant le Pere Hardouin écritqu’il a oui - dire que cette cometefric effectivement vue à Berlin vers cetems - là, mais fort petite & voisinede la terre. Il ajoute à ce propos quela comete toutes les fois qu’elle re-vient nous visiter n’est pas égalementvisible 3 que c’est ainsi qu’à Paris lePere Fontaney découvrit dans Eridanune comete qui avoit dépouillé faqueue, & que pour cette raison lesautres Astronomes ne la remarquerentpoint 3 que c’est ainsi que lui - même(Hardouin) vit pendant route la nuitdu 2.5 au 2(í Aout i<í 8-2 une cometeà queue : qu’on ne fauroit presquedouter qu’il n’y ait, entr’autres , unecomete dont le période est justementde cent années, témoin la comete de1477 rapportée par Bzovius dans sesAnnales, laquelle comete est vraisem-