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Tome premier.
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HISTOIRE NATURELLE, L I y. II. 119

,, étoit une marque que l’ame de César avoir été reçue parmi lesm dieux ; & c'est en conséquence de cet augure, que César suc re-« présenté la tête ornée de cet astre dans la statue qu’auíïì-tôt après” nous lui consacrâmes dans la place publique». Voilà ce qu’Au-guste fut bien aise de publier: mais quant à lui, il étoit commepersuadé que ce phénomène le regardoit personnellement, êí ils’en réjouiffoit au fond du cœur, interprétant l’apparition de cetastre comme un signe favorable de fa naissante domination. Et,s’il faut dire vrai, cette comete fut en effet salutaire (33) au genrehumain. Il y en a qui croient que ces astres ont une marche cons-tante , selon le cercle Sc le période qui leur est propre (34), maisqu’on ne peut les voir que lorsqu’ils font placés à notre égardde telle forte que la lumière du soleil ne les efface pas. D’au-tres pensent qu’ils se forment d’un assemblage fortuit de vapeurs ,tant humides qu’ignées, & qu’ainsi ils font de leur nature sujetsà se dissoudre.

blablement la même que Tycho-Brahéobserva en 1577, & qui fut observéeencore cent ans après par le PereFon-taney, Jésuite, en 1677. Or depuis lamort du Pere Hardouin on a acquisune forte de certitude du retour pério-dique des cometes par le retour effectifde la comete de 1682., qui, selon laprédiction précise de M M. ClairautSc d’Alembert, s’est remontrée en1758) comme ces deux Savans l’avoientannoncé. Je ne fais donc aucun douteque la comete des années 1477, 15 77& 1677 ne revienne dans sept ans,c’est-à-dire en 17773 d’autant qu’enremontant dans les âges antérieurs jela retrouve encore à cette même épo-que centenaire, & notamment en577? comme on le peut voir chezDupleix, Histoire de France , tome 1,pag. 125. Ce n est pas qu’un très habile

Astronome ne m’ait fait, à cet égard,une objection des plus graves. -, Les-, cometes observées, m’écrit - il, en» 1 5 77 & 1677, ne paraissent point» semblables dans les éléments de» leurs mouvements déterminés par» l’astronomie. Ainsi , quand il vien--, droit à paraître une comete en 1777,-, on ne pourrait la supposer la. même» que celles-là, qu’en admettant ou» des erreurs incroyables dans les ob-servations anciennes, ou un déran--, gement dans le cours de celle dont,, il s’agit >,. Quelqu’imposante quesoit cette objection, il me semble quela rencontre singulièrement frappantedes quatre époques 577, 1477., 1577& 1677 , rend pour le moins très vrai-semblable le retour d une comete sé-culaire en 1777*