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Tome premier.
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135
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histoire naturelle, LIv. 11. I35

La Nature ainsi charriée, 8c comme violemment secouée au-dedans & au-dehors, voir encore croître la discorde de ses par-ties par la rapidité même du grand mouvement du monde. Cecombat n a point de celse ; mais voyageant avec la machine mê-me , tantôt il se jette sur la terre comme sur un bloc immense,propre à lui servir d’aliment ; tantôt il íe porte dans la régiondes nuages, 8c va nous dérober le ciel. C’est-là le domaine desvents ; c’est- là que réside le vrai principe de leur essence, la-quelle comprend, pour ainsi dire, tous les autres principes analo-gues. Aussi la plupart attribuent-ils à la violence des vents Tex-plosion du tonnerre , 8c la chiite des foudres. Ils s’imagìnent mê-me qu’il ne vient à pleuvoir des pierres, que quand le vent les aprécédemment enlevées de terre ; en un mot, ils soutiennent beau-coup d’autres opinions semblables, dans le détail desqueiies il estA propos d’entrer.

De tordre fixe des saisons.

Il est constant que plusieurs choses, & les saisons entr’au-tres, ont une cause connue 8c régulière, tandis que plusieurs au-tres font fortuites, ou du moins dépendent de causes ignoréesjusqu’à ce jour : car qui doute que les Etés, les Hivers, & les au-tres périodes annuels, ne íoient Tesset du mouvement des astres ?Comme donc nous convenons que la nature du soleil influe surcelle des divers rems de Tannée; de même chacun des autres astresexerce Tinstuence qui lui est propre, & se montre fertile en pro-ductions analogues à íà nature particulière. Le réíultat de leur fé-condité est une humeur qui chez Tun se dissout en eau, chez fau-tre s’épaiffit en gelée ; chez Tautre se fige en neige ; chez Tautrese glace en orelons. Ici ce fera du vent, là ce fera du chaud, ail-

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leurs des exhalaisons 3 plus loin de la rosée 5 plus loin encore dufroid. Et qu’on ne íe figure point que la grandeur apparente d’u nastre soit sa grandeur réelle , puisque la hauteur prodigieuse onnous les voyons , nous prouve clairement qu’aucun deux n’estmoindre que la lune. Ainsi, dans leur mouvement particulier,ilsinsiuent íur nous, chacun à fa maniéré : c’est ce que Ie? (i) passages