HISTOIRE NATURELLE, LTV. II. 139
j Des diverses influences des, affres selon les divers degrés dessignes & les différentes jaifons.
Cette influence des astres se rencontre même jusques dansles parties 6c les divisions de certains signes, comme à Téquinoxed*Automne , 6c au jour le plus court (i- de l’année , quand tel outel autre astre concourt avec le changement de saison ; & cetteinfluence se déclare par un grand nombre d’effets, non-íëulementfur les corps animés, mais encore fur les productions des champs.Certains hommes font frappés de Paître, 3 c certains autres €11font seulement affectés aux entrailles , aux nerfs, à la tête, à lapartie pensante ; niais chez ìes uns, comme chez les autres , cesaffections font périodiques, & les époques en font réglées. D’au-tre part Tolivier, le peuplier blanc, & les saules contournent leurs,feuilles au solstice (z) d’Eté. Au contraire une plante de pou-liot ( 3 ) desséchée & suspendue dans une chambre, fleurira le pro-pre jour du solstice d’Hiverpl’air dont elle est gonflée venant àrompre le^pembranes ( 4 ) extérieures. Que ceci soit une mer-
portant pour Pintelligence de ce pas-sage de Pline de prendre ici bruma dansfa lignification étroite & littérale.
(2) Quand les Latins employeur lemot sotjlíáum simplement & fans au-tre circonstance , ce mot désigne lesolstice d’été , qui est l’époque du so-leil parvenu au tropique du cancer.So-lin est meure à-peu-près le íëul Auteurqui ait employé l'expreffion de soljiï-tium hybernum.
(3) Notre mot Pouliot répond, a cequ’on. croît, au pulegium des anciens.Nous connoiflons trois sortes de pou-lie t sle commun ou royal, celui àfenules étroites, & le pouliot thym oucalament des champs. Mais aucune deces plantes ne présente le phénomènedont parle ici Pline.il en faut conclure
ou que nous n avons pas en France lepouîiotdontil parle ou que cette planten’est aucun de nos pouliots , ou que lephénomène en question n’existe point,& que Pline s’est abusé sur le fait qu’ilrapporte. En effet, une plante deísérchée qui fleurit étant suspendue à. unplancher , précisément à sarrivée dusoleil au tropique du capricorne , abien l’air dun conte de bonne femme.Mais voici une autre:propriété du pou-liot qui mérite un peu plus cl-atten-tien. Palmier , Médecin Anglois,-écrit que cette plante récente, enfer-mée dans un sachet & mise dans le lit,chaise les puces, en la renouvellant,lorsqu’eíie est seche. La fumée de cetteplante tue également cet insecte.
(4) Notre Auteur donne le nom de
Sij