140 NATURALIS HISTORIA LIB. II.
busqué horis cum eo verti, vel nubilo obumbrante : jamquidem, lunari potestate, ostrearum, conchyliorumque acconcharum omnium corpora augeri, & rursus minui. Quin& soricum fibras respondere numero lunae, exquifivere di~ligentiores : minimumque animal formicam sentire viressideris, interlunio semper cessmtem. Quo turpior hominiinscitia est, facenti praecipue jumentorum quorumdam inoculis morbos cum luna increscere ac minui. Patrocinaturvastitas coeli immensa, discreta altitudine in duo atquelxx signa. Hae sunt rerum aut animantium effigies, in quasdigessere coelum periti. In his quidem mille sexcentas anno-
membrane à la pellicule extérieured’un simple qu’on a fait dessécher ,qui consiste ordinairement dans uneforte d’écosse , enveloppe ou peluretrès legere. Pline appelle ce tiíìu ex-térieur membrane, parceque les La-tins appelloient ainsi toute espece d’é-corce. On donnoit ausii le nom demembrane à la peau apprêtée en par-chemin. Ceci a donne lieu à uneétrange méprise de Dupinet qui tra-duit ce passage ainsi : ce même jour-làtous parchemins gonflés & pleins devent se rompent d'eux-mêmes.
(5 ) Il paroît, par ce passage, que lesAnciens ne connoissoient pas toutesles sortes d’héliotropes qui font au-jourd’hui en grand nombre, ce nométant devenu le nom générique detoutes les plantes qui fe tournent versle soleil, & qui, pour ainsi dire sui-vent fa marche. Telles font la fleur-ait soleil ou tournesol, plusieurs plan-tes demi-fleuronnées, l’herbe mauve,la gaude &c. Les feuilles des mauves,du trefle &c, suivent aussi la direc-tion du soleil 3 de même que la sieur-
au-soleil aussi nommée tournesol, hé-liotrope ou clytie en terme poétique.,II y a lieu de croire que ce n est pointde la fleur-au-soleil, dont Pline parleici, mais de l’herbe-au-soleil, autre-ment dite herbe aux vm'ues, car cesimple s’appelle encore nelïotropium enlatin;& d’ailleurs,Pline i’appelle herbe& non pas fleur. Notre Auteur aurachoisi l’nerbe-au-soleil de préférenceà la fleur, précisément pour citer unexemple moins vulgaire & moins con-nu que celui de la fleur héliotrope. Ilme reste à dire qu’on ne fait pas biensûrement quelle étoit la fleur hélio-trope des Anciens. On pense commu-nément que c’est notre tournesol dontla tige ne croît guere qu’àun piedjd’au-tres que c’est la fleur appellee couron -ne-au-soleil qui croît en France à lahauteur d’un homme, St en Espagneà la hauteur de vingt-quatre pieds.Morel, dans son Amalthée,dit quec est la fleur appellée souci. Je seroistente de croire que c’est l’herbe-aux-verrues , d’autant que cette herbe està la fois une herbe êc une fleur, Lc que