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Tome premier.
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145
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histoire naturelle, liv. II. 145-

ci fendent la nuée, 6c ceux-là la rompent en éclats : que les ton-nerres peuvent être considérés comme autant de chocs violentsqui dilatent le feu compact dont ils font composés ; 6c que de-là vient l’éclat fulgurant que rendent les nuées dans toutes lesparties où elles s’ouvrent : qu’il peut se faire auísi qu’une vapeurspiritueuse, émanée de la terre, soit repouífée par l’astre, èc ren-voyée rudement fur une nuée, contre laquelle venant à choquer,il faut bien qu’il s’enfuive une détonation, mais qui fera plus oumoins sourde si cette vapeur conserve Téquilibre de ses parties ;au lieu qu’elle éclatera avec un grand fracas , si elle fe brise com-me feroit une vessie gonflée de vent: que cette même vapeur spi-ritueuse , quelle qu’elle soit, peut fe briser par la feule pressionqu’elle éprouve en tombant ; ou que cette explosion peut êtrefessier du conflit de deux nuages , comme on voit sortir des étin-celles du choc de deux cailloux : mais que ces derniers cas font ré-putés fortuits; qu’onrange dans cette cl aile ces foudres brutes,ces tonnerres impuissants, qu’aucune loi physique ne gouverne,& qui vont frapper au hasard les montagnes, les mers, ou éclaterçà 6c là de diverses maniérés : mais que les tonnerres dont fe tl—.rent les vrais présages, remontent à des causes déterminées, 6cnous viennent invariablement i’un de tel astre, l'autre de telautre.

I

Je ne nierai point non plus que certains vents, ou, pour mieuxdire, certains souffles, peuvent être produits par des exhalaisonsfeches 6c arides de la terre, ou par l’air que l’eau transpire, 6C quine fe mêle, ni aux vapeurs légeres des nuages les moins épais,ni auX vapeurs épaissies des nuées les plus denses : qu’ils peuventégalement être produits par l’impulsion du soleil, puisque nousentendons volontiers par le vent un flux d’air dirigé : ou enfinque ce peut être un effet produit de diverses autres maniérés ;car nous voyons des vents s’élever tantôt d’un fleuve, tantôt desneiges , tantôt de la mer, 6c cela jusques dans les te ms les plus cal-mes. Nous en voyons d’autres nommés Autans, s elever des con-trées terrestres ( 5 ), prendre le nom de Trosées.{6) quand la merTom, L T