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Tome premier.
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146
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1 4^ NATURALIS HISTORIA, LIB. II.

è terra consurgere. Qui quidem cum è mari redeunt , tro-pad vocantur : íì pergunt , apogei.

Qua ratione echo reddatur.

Caput Montium vero flexus crebrique vertices , & conflexa44- cubito , aut confracta in humeros juga, concavi vallium si-nus, scindunt inaequaliter inde resultantem aera : quae causaetiam voces multis in locis reciprocas facit.

De ventis iterum .

Caput Sine fine ventos generant jam quidam etiam specus,4 5* qualis in Oalmatíre ora, vasto in praeceps hiatu : in quem

dejecto levi pondere, quamvis tranquillo die, turbini simi-lis emicat procella. Nomen loco est Senta. Quin & inCyrenaica provincia rupes quaedam Austro traditur sacra ,

(7) Apogée én Astronomie se prendpour le plus grand éloignement ouun astre puisse être de la terre dans facirconvolution. Les Grecs transpor-toient donc cette dénomination d’u-pogées aux vents qui s’éloignoient dela terre de la maniéré la plus abso-lue. Or , un vent qui s’écarte de laterre en ligne directe, s’en éloigne né-cessairement le plus qu’il est possiblede le faire ; en quoi cette lotte devent dissere des autres, & principa-lement des vents trop c es qui décrivantun cerclé pour s’éloigner de la terre,y retournent lorsqu’ils font parvenusà l’extrémité de ce même cercle qu ilsdécrivent.

(i) Cette belle phrase où Pline tirede la construction du corps humaintoutes les expreffions dont il fe sertpour parler des montagnes, n avoir«té juíqu’ici ni remarquee dans aucun

commentaire , ni rendue dans aucunetraduction.

(2) Pline appelle ici le son un air,de même à-peu-près que nous disons unair pour dire un chant .Tant on sembleavoir reconnu de tout tems que l’élé—ment de l’air étoit non-feulement lascene, mais encore la matière propredu son. En effet, le son , qu’est-ce au-tre chose qu’une impulsion que Pair areçue & qu il transmet à Porgane del’ouie ? Aussi Pythagore, Platon, Aris-tote, comme Pobserve Plutarque, ontreconnu que le son n’avoit point decorps , & n’étoit autre- chose qu unemodification de Pair. J ai entendud’habiles gens définir le son un cônesonore ; & je suis convaincu que le sonest un. long faisceau de bulles d’airsuccessivement mues, lequel faisceaua réellement la forme d’un cône in-verse, étant très mince à fa racine &